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Test : casque Oppo PM-1


 

par Antoine Gresland

 

 

Prix : 1 399 euros

Durée du test : 10 jours

 

 

Après avoir connu le succès dans le monde de l’audio-vidéo avec ses platines Blu-ray universelles unanimement saluées par les audiocinéphiles (lire ici le test complet du BDP-103EU), Oppo a décidé de se diversifier en s’attaquant à un tout autre marché : celui du casque haut de gamme. Résultat de plusieurs années d’études, le constructeur sino-américain dévoile ainsi le PM-1 et son petit frère PM-2, ainsi qu’un ampli casque convertisseur N/A, le HA-1, dont les circuits sont déduits du lecteur Blu-ray BDP -105, fleuron de la marque.

 



En découvrant le PM-1 dans son magnifique écrin de bois, on se dit d’abord qu’Oppo a tout de même un sacré cran pour s’attaquer de front aux spécialistes du casque haut de gamme que sont par exemple : Grado, Sennheiser ou Stax. Proposé à nettement plus de 1 000 euros sans l’ampli HA-1, l’Oppo PM-1 est certes un casque ouvert à la présentation luxueuse, mêlant l’aluminium et le cuir d’agneau, perforé au niveau des oreillettes pour éviter la fréquente « surchauffe » des oreilles après une écoute prolongée et offrir un confort de première classe, mais qu’a-t-il à offrir de plus que ses concurrents pour faire la différence ? La technologie à champs magnétiques plats qui équipe ses transducteurs !

Oppo fournit une paire d’oreillettes en velours pour ceux qui n’aiment pas le cuir, même si le constructeur reconnaît qu’elles procurent une moins bonne adaptation à l’oreille que celles d’origine. Dans la boîte, on trouve encore une housse de rangement et deux cordons détacha- bles, le premier de 3 m terminés par un jack 6,35, le second de 1 m munit d’un minijack pour rejoindre un baladeur ou une tablette.
 


 

Une technologie peu répandue au service de la transparence

 

Pour faire simple, la technologie dite orthoplanar utilise une membrane très fine et totalement plane sur laquelle on « imprime » ou l’on insère une bobine (contrairement à un haut-parleur traditionnel dont le cône est animé par une bobine collée en son centre) mise en mouvement par des aimants placés de part et d’autre. Cette technologie ne date pas d’hier – on peut la faire remonter au premier casque de ce type chez Yamaha au milieu des années 1970, sans oublier Magnepan et ses panneaux isodynamiques Magneplanar qui furent les premiers à l’utiliser à grande échelle –, mais elle a de nombreux avantages. Le constructeur cite d’abord un fonctionnement proche du piston idéal, dépourvu des modes de rupture qui caractérisent un haut-parleur traditionnel muni d’un moteur avec fer, mais aussi une réponse plus rapide grâce à la légèreté du diaphragme, une meilleure dissipation de la chaleur – et donc une meilleure tenue en puissance, sans oublier une impédance constante purement résistive sur toute la bande de fréquence rendant le casque plus facile à amplifier.

À partir de cette technologie, Oppo a développé un transducteur propriétaire utilisant un diaphragme dont la surface est uniformément entraînée en push-pull symétrique par un système magnétique FEM utilisant des aimants néodyme à haute énergie et des conducteurs optimisés pour une sensibilité et une cohérence maximales. L’Oppo PM-1 est ainsi doté d’une membrane polymère double face unique « constituée de 7 couches ultrafines de matériaux, chacune d’elles jouant un rôle spécifique pour obtenir les meilleures performances, fiabilité et longévité ». Cette configuration constitue une bobine recto verso en spirale qui permet de placer deux fois plus de conducteurs dans le champ magnétique et d’éliminer les zones passives de la membrane où les conducteurs ne travaillent pas. Ce transducteur orthoplanar fonctionne ainsi sur 100 % de sa longueur, procurant une excellente réponse dans les basses fréquences et une meilleure efficacité. Un point qui est souvent une faiblesse de cette technologie avec des appareils portables offrant peu de puissance en sortie, même si Oppo a effectivement plutôt bien géré le problème comme nous le verrons sur le terrain.

Attention toutefois à ne pas se tromper de cible : le PM-1 est un casque ouvert, c’est-à-dire qu’il émet aussi du son vers l’extérieur, ce qui ne le rend pas très discret dans un environnement public. Ses 395 g sans câble n’en font pas non plus un poids plume, même si son confort s’avère vraiment remarquable. Il s’agit donc avant tout d’un casque destiné à une écoute à domicile, de préférence avec un ampli casque dédié… Comme le HA-1 dont vous trouverez bientôt le test ici même.

 


Sur le terrain

 

Pour être tout à fait franc, bien que né à l’ère du Walkman, je ne suis pas à proprement parler un fan d’écoute binaurale, lui préférant dès que possible une écoute stéréo digne de ce nom. Pourtant les circonstances pratiques d’un appartement, le besoin d’avoir une référence facilement transportable et mes horaires de travail me poussent à utiliser des casques plus souvent que je ne le souhaiterais. Pour contrôler rapidement l’équilibre tonal d’un appareil ou regarder une vidéo sur mon ordinateur à des heures tardives, j’utilise un Sennheiser HD600, confortable et neutre à défaut d’une précision exceptionnelle (à moins d’opter pour un câble digne de ce nom à la place du modèle standard… je vous en reparlerai bientôt). Pour découvrir un disque, je sors le Stax Lambda Pro Signature et son amplificateur à transistors FET dédié. Ce casque électrostatique est l’un des rares que je supporte des heures durant tout en prenant vraiment du plaisir, mais l’équivalent vaut aujourd’hui près de 4 000 euros. J’ai aussi fréquenté de gros AKG, l’ultra-précis Grado GS1000 et bon nombre de casques Sennheiser et Sony dans les auditoriums et les studios… Tout ça pour vous dire que sans être un amateur chevronné, je suis un utilisateur assidu malgré moi.

Le premier contact avec l’Oppo PM-1 passe par une présentation flatteuse et un confort qui surprend compte tenu du poids. L’arceau et les oreillettes capitonnées viennent prendre place fermement sur la tête sans la contraindre, répartissant idéalement la masse pour la faire oublier. Le constructeur conseille une centaine d’heures de rodage pour tirer le meilleur parti du PM-1 et je confirme qu’elles sont nécessaires, tant il apparaît brut de fonderie à la première écoute ! Pas de panique pourtant, car 24 heures suffisent déjà à découvrir son vrai caractère empreint, au contraire, de douceur et de délicatesse !

Pour un premier essai, l’Oppo PM-1 est effectivement un coup de maître, tant il apparaît capable de tirer le meilleur parti d’une écoute binaurale ! D’abord, il y a cette sensation d’ouverture sonore, d’absence de compression caractéristique qui fait vite oublier que le son est à proximité. Sans que l’on puisse exactement parler de scène sonore, le PM-1 parvient à donner la sensation que le son se développe autour et devant soi plutôt que sur le dessus du crâne, donnant l’illusion que l’on se trouve dans l’orchestre et non devant comme un auditeur dans une salle ; peut-être le défaut le plus récurrent imputable à tous les casques, sauf un Stax Sigma Signature, avec ses membranes excentrées de biais devant les oreilles ou des « enceintes d’oreilles » comme les anciens Jecklin Float ou Ergo. En utilisant la fonction « Crosstalk » de l’ampli casque Chord Hugo que je teste au même moment, qui envoie un peu du canal de gauche au droit et inversement, on parvient même sur un concert (Live à FIP d’Eric Bibb) à retrouver un positionnement spatial digne de ce nom.

Mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel, pour un casque, c’est la qualité de timbres, la transparence et la sensation d’être immergé dans la musique, sans agression. Sans parvenir tout à fait à la fluidité et à l’aération magique de l’ensemble Stax, ni à la précision au scalpel du Grado GS1000i, l’Oppo PM-1 branché sur l’ampli HA-1 délivre une restitution superbement naturelle sur une large bande passante qui vaut vraiment le détour ! Un vrai bonheur, et ce quel que soit le genre musical. Chaleureuse sur la voix d’Eric Bibb, définie et modulée sur celle d’Anne Sofie von Otter, émouvante sur les mélancolies travaillées de Radiohead (« Videotape », « Life in Glasshouse », « Motion Picture Soundtrack »…), la restitution change de facette à chaque disque tout en conservant un confort appréciable en toutes circonstances. Sur « L’Imprudence » de Bashung, la définition du PM-1 dans le bas du spectre est vraiment impressionnante ! Même mon Stax, que j’apprécie particulièrement pour sa capacité à reproduire avec finesse les dernières octaves, ne parvient pas tout à fait à égaler la sensation de présence offerte par l’Oppo. Et lorsque l’on passe à des titres encore plus chargés rythmiquement ou fréquentiellement, le PM-1 se montre à la fois dynamique et discriminant, sans devenir descriptif. Quand même… On entend tellement de choses !

 

Encore faut-il préciser que ces écoutes ont été menées avec des amplis casques de qualité – je regrette d’ailleurs de ne pas avoir eu le Sugden Masterclass HA-4 sous la main pour aller jusqu’au bout du délire, car j’imagine un mariage magique – car l'Oppo PM-1 est d'une grande transparence et fait clairement la différence entre les sources et les amplis, ce que l'on attends d'un casque de ce niveau. L’occasion de découvrir les qualités du HA-1 qui se montre, évidemment, particulièrement à son aise avec le PM-1. Tout en souplesse, sa section classe A lui va comme un gant, mais le convertisseur de course du Chord Hugo m’impressionne par sa précision et sa neutralité, alors que l’adorable petit iFi iCan fait plus que de la figuration, même à la sortie d’un iPhone ou d’un iPad. C’est d’ailleurs sans doute la meilleure solution pour se servir du PM-1 en dehors de chez soi, parce que la sortie casque d’un téléphone ou d’une tablette, même si elle peut le faire fonctionner, apparaît notoirement insuffisante pour découvrir ce dont il est capable. Ce serait dommage de passer à côté !

 

En conclusion

 

Pour un premier essai, Oppo ne s’est pas trompé et pourrait bien connaître un nouveau succès avec ce casque à la technologie atypique qui défie les spécialistes du genre. Bien fini et présenté, l’Oppo PM-1 est particulièrement confortable pour un casque de ce poids et se laissera savourer aussi bien sur de la musique de chambre que sur un morceau des Stones en concert, grâce à une restitution à la fois subtile, précise, douce et dynamique. Du bel ouvrage qui mérite un ampli casque à la hauteur pour en tirer parti… le résultat en vaut largement la peine !

 

Où trouver l'Oppo PM-1 :

HD Land

66 Bd. Malsherbe
75008 Paris
Tel. : 01 44 69 29 00

 

 

Caractéristiques techniques

 :

 

Type : ouvert, circum-auriculaire

  • Mode de fonctionnement : Planar Magnetique (transducteur orthoplanar)
  • Transducteur : 85 × 69 mm symétrique push-pull néodymimium (bipolaire à charge ouverte)
  • Réponse en fréquence (champ libre) : 10 Hz – 50 kHz
  • Puissance d’entrée maximale continue : 500 mW  –  2 W pic
  • Impédance nominale : 32 Ω
  • Sensibilité : 102 dB pour 1 mW
  • Pression de serrage : 5 N 
  • Poids : 395 g (sans câble)
  • Accessoires inclus : boîte en bois, housse de transport, câbles 6,35 mm et 3,5 mm,
  • Tampons d’oreilles optionnels en velours

Câbles :

  • 3 m détachable OCC câble (6,35 mm)
  • 1 m détachable OFC câble (3,5 mm)

Connecteurs :

  • Sortie : minijack 2,5 mm mono
  • Entrée : jack stéréo 6,35 mm et minijack stéréo 3,5 mm

 

 

 

 

 













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