Accueil

La boutique

Contact

Qui sommes-nous ?

Newsletter

Glossaire

Plan du site

Navigation


Liens utiles

Partenaires

Courrier des lecteurs



Accès revendeurs

Votre recherche


Newsletter



RSS

   
Test : convertisseur D/A MSB Platinum DAC III Signature (1/2)


Le meilleur des deux mondes



Par Antoine Gresland






Prix du MSB Platinum DAC III dans sa version de base : 6990 euros

Prix de la configuration Signature testée : 15 500 euros

Durée du test : un mois

Date de publication : mai 2009

Pour faciliter la lecture, l’article est divisé en plusieurs parties accessibles d’un clic :


Introduction

1/ Petit tour du propriétaire

2/ Technique : une conception modulaire sophistiquée

3/ Écoute comparative

Conclusion

Fiche technique


Pour ceux qui aiment bien comprendre, lire aussi sur les pages annexes :

Approche système : de l'intérêt d'un convertisseur numérique analogique séparé

Approche système : comment fonctionne un convertisseur numérique analogique ?




Introduction


On a coutume de dire que les premiers lecteurs CD étaient équipés d’une partie lectrice digne d’un char d’assaut, conçue d’abord pour être solide avant d’être performante. Mais que l’on ne s’y trompe pas : comme vous pourrez le lire sur une page parallèle, le convertisseur numérique analogique ou DAC fut longtemps le premier responsable de la piètre qualité de restitution de nos petites galettes de 12 cm.

Il faut dire que trente ans en arrière, au moment de lancer ce nouveau support sur le marché, les grands groupes industriels à l’origine de la révolution numérique (Sony et Philips), étaient bien loin de maîtriser leur sujet. Depuis, les progrès considérables effectués par la technologie ont permis de développer des systèmes de conversion des informations numériques en analogique beaucoup plus évolués. Certains me diront que les données contenues sur un CD limitent de toute façon la résolution du signal à 16 bits et 44,1 kHz, et ils n’auront pas tort ! Seulement voilà : depuis la fin des années 80, les constructeurs de matériels hi-fi de haut de gamme se sont penchés sur la question et ont mis en évidence l’influence de l’alimentation, de l’horloge ou encore de la bande passante des DAC (Digital Audio Converter) sur les performances musicales, pour porter la restitution d’un CD à un tout autre niveau de qualité. Et puis, il n’y a pas que le CD. Aujourd’hui, la dématérialisation du signal nous promet des fichiers audio offrant une résolution nettement supérieure, allant jusqu’à 24 bits 192 kHz, pour se rapprocher du flux continu offert par un support analogique.

Le convertisseur MSB Platinum III Signature est issu d’un constructeur relativement peu connu en France. Et pourtant, en parcourant les allées du CES de Las Vegas en janvier dernier, on pouvait juger de la notoriété dont la marque et cet appareil, en particulier, jouissent Outre-Atlantique dans le domaine de la conversion numérique sans concession.
Il faut dire que MSB fait partie des rares constructeurs dans l’histoire de la haute-fidélité à s’être lancé dans l’élaboration d’un système de conversion numérique analogique propriétaire, c’est-à-dire, ne faisant pas appel aux puces que l’on peut trouver chez les fondeurs tels que Crystal, Analog Devices, Wolfson ou Burr-Brown (aujourd’hui racheté par Texas Instrument), pour ne citer que les plus prisés des audiophiles.

Qu'est-ce qui peut bien avoir poussé les ingénieurs du bureau d’études à réaliser, en composants discrets, un système de conversion de toutes pièces, alors que ces puces haute performance existent par ailleurs ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble à travers le Platinum DAC III Signature, ultime évolution d’une machine qui a déjà largement fait parler d’elle ces dernières années.



1/ Petit tour du propriétaire

Le premier contact avec le DAC MSB Platinum III Signature, n’a rien de particulièrement excitant. On a beau savoir que l’on se trouve en face d’un appareil de très haut de gamme, ce n’est pas sa présentation qui va faire se pâmer d’admiration vos proches et vos amis audiophiles. Non pas que le Platinum soit mal construit, car son poids comme son châssis inspirent largement confiance, mais disons simplement que sa beauté se cache plutôt à l’intérieur ! Sur le plan pratique, la façade offre quatre petites touches en plastique, commandant la sélection des entrées (et sept diodes bleues associées), les options de filtrages, de suréchantillonnage et l’inversion de phase absolue du signal numérique, un afficheur très lisible et un potentiomètre sans grâce, qui servira, le cas échéant, de volume sonore.


Le DAC III a été conçu afin d’être potentiellement le dernier élément de la chaîne de reproduction avant l’amplificateur. C’est pourquoi il offre un grand nombre d’entrées numériques et même une entrée analogique XLR symétrique, qui permet, si on le souhaite, d’y relier la sortie d’un pré-préampli phono, afin d’éliminer purement et simplement le préamplificateur en conjonction avec la sortie analogique variable optionnelle. D’origine, le DAC III propose une paire de sorties analogiques fixes, la première en symétriques XLR, la deuxième en asymétrique sur fiches RCA.



Le MSB offre cinq entrées numériques : deux au format propriétaire MSB (qui permettront de le relier à une base mécanique MSB ou à certains équipements professionnels), une AES/EBU, une coaxiale S/PDIF et une optique TOS/LINK. À l’extrême droite, on constate aussi la présence d’un connecteur multibroche destiné à le relier à une horloge master externe.



2/ Une conception modulaire particulièrement sophistiquée

Le Platinum DAC III est un appareil entièrement modulable, dont le prix varie en fonction des options retenues. Si son apparence extérieure manque un peu de glamour, la description (forcément technique) qui suit, vous prouvera combien les ingénieurs de la marque américaine se sont donné du mal pour le rendre aussi performant que possible et totalement évolutif dans le temps.



Le convertisseur :


Dans sa version de base, le Platinum DAC III utilise la deuxième génération de modules de conversion en échelle du constructeur, élaborée à partir de composants discrets en lieu et place des puces que l’on trouve habituellement sur la quasi totalité des convertisseurs D/A du marché (en dehors de MSB, seul dCS fabrique son propre convertisseur). L’appareil comporte quatre de ces modules 24 bits, au sein d’une architecture totalement symétrique. Une gageure qui repousse la plupart des limites qui s’attachent normalement aux circuits intégrés, afin d’obtenir une bande passante, un rapport signal-bruit et une précision optimale en toutes circonstances.



Approche système : comment fonctionne un convertisseur en échelle ?


Mais MSB propose d’aller plus loin encore, avec le modèle Signature testé dans ces pages. Non content d’être muni du filtre numérique le plus performant (j’y reviendrai plus loin), la version Signature propose des modules de conversion sans concession aucune à la performance. Ces derniers reprennent pratiquement la même architecture en échelle que les modules standards, mais dans une version considérablement optimisée. Les DAC Platinum Signature font appel à des résistances à film métallique usinées au laser chez MSB, spécifiquement pour ce modèle. Ces résistances permettent une conversion encore plus précise, avec moins de distorsion et moins de bruit. Pour exemple, MSB compare les modules Signature à deux convertisseurs bien connus des audiophiles : le Burr-Brown PCM 1738 (technologie Delta Sigma) et le Burr-Brown PCM 1740 (technologie en échelle). Sur un signal de 1 kHz joué à -48 dB en dessous du 0 dB d'un CD (le son le plus fort que l'on puisse trouver sur un CD), le DAC BB PCM 1704 produit déjà 0,1% de distorsion harmonique. C'est mieux avec le BB PCM 1738 qui attend -57 dB pour atteindre le même taux de distorsion. Enfin, avec les modules MSB Signature, cette distorsion n'arrive qu'à -78 dB ! 20 dB plus bas que la concurrence. Autrement dit, un gouffre ! On comprend mieux l'intérêt de fabriquer soi-même ses modules de conversion...

Très difficiles à fabriquer, les modules Signature sont faits à la commande, ce qui explique leur prix et les délais de livraison qui accompagnent souvent l’appareil. Il est à noter que les DAC Signature, comme toutes les options du convertisseur MSB, sont disponibles sous forme de mise à jour (firmware), du modèle standard, ce qui offre à l’utilisateur l’opportunité d’évoluer en fonction de ses exigences.



Le filtre numérique :

En dehors du DAC proprement dit, l’autre élément d’un convertisseur susceptible de faire la différence, est le filtre numérique chargé de suréchantillonner et de mettre en forme le signal.
D’origine, le MSB Platinum DAC III est équipé d’un filtre numérique performant, suréchantillonnant le signal 16 fois, conçu en interne pour remplacer le circuit intégré Burr-Brown DF104 qui était utilisé sur les précédentes versions de l’appareil. Mais il est également possible de remplacer ce dernier élément par un modèle Signature (en bas à droite du chèque de 2500 euros !), pour aller encore plus loin dans tous les domaines de la restitution. Élaboré autour d’une configuration DSP (et donc susceptible de recevoir des mises à jour), ce filtre Signature opère un suréchantillonage 32 fois, avec une résolution d’entrée de 64 bits et une résolution de calcul interne supérieure à 80 bits ! D’après le constructeur (et d’après les oreilles de certains auditeurs en qui j’ai toute confiance), cette option accroît sensiblement la résolution et la dynamique de la machine en comparaison de la configuration d’origine. Évidemment, la version DAC III Signature testée dans ces pages était équipée de ce puissant filtre numérique. Mais cette option peut se combiner à la version de base des modules de conversion (non Signature, si vous suivez toujours !) pour constituer une version intermédiaire qui présente, sans doute, le meilleur rapport qualité/prix de la machine, si tant est que l’on puisse parler d’un tel rapport sur un appareil vendu dans cette configuration 9500 euros au lieu des 6990 euros de la version de base.



L’horloge :

Reste le problème du jitter et donc de l’horloge qui pilote tout ce beau monde. La plupart des convertisseurs du marché « re-clock » (ou resynchronisent) le signal d’entrée pour le diminuer autant que possible. Ce n’est pas le cas du Platinum DAC qui oublie purement et simplement la base temporelle S/PDIF du signal entrant pour la remplacer par sa propre référence. Cette dernière, comme celle de tous les éléments de l’appareil, est générée par une horloge maîtresse compensée en température précise à +/- 2,5 ppm ! Comme l’horloge du signal d’entrée n’a plus aucun rapport avec celle de l’appareil, un étage tampon d’une demi-seconde est utilisé pour maintenir la synchronisation des données.



Le contrôle de volume optionnel :

Il s’agit en réalité d’un atténuateur passif, le constructeur arguant, qu’une fois créée, toute transition du signal analogique est susceptible de dégrader sa qualité. Le volume est contrôlé par pas de 2 dB de 0 à – 62 dB. Le potentiomètre étant court-circuité lorsque le volume est à 0 dB. En plus de la solution de remplacement au préamplificateur qu’il propose, cet atténuateur permet aussi d’adapter précisément le niveau de sortie, particulièrement haut d’origine, à tout préamplificateur existant.



Mise à jour de dernière minute !

J’apprends, au moment où j’écris ces lignes, que le MSB peut désormais recevoir en option une nouvelle configuration de son filtre DSP, accompagnée d’une entrée USB supplémentaire, qui offre la possibilité de l’utiliser en conjonction avec les fichiers audio numériques d’un ordinateur. Par rapport au filtre standard, cette nouvelle configuration suréchantillonne les signaux en 44,1 kHz – 88,2 kHz et 176,4 kHz à 352 kHz, avec une résolution de 32 bits et les signaux en 48 kHz – 96 kHz et 192 kHz à 384 kHz, toujours sur 32 bits. Cette option aurait demandé des années de développement, d’expérimentation et de spéculation ; le constructeur semble en être très fier. L’entrée USB est pour l’instant limitée à 96 kHz, mais un gros travail d’isolation a été mené pour que la liaison entre l’ordinateur et le convertisseur ne vienne pas en perturber les circuits. L’option est disponible moyennant 2000 euros.





Vers la deuxième page du TEST




Haut de page























© 2008 - Ecouter Voir : info@evmag.fr - Infos légales - Plan du site - Réalisation : www.intramedia.fr