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Test : Naim Uniti : un appareil tout-en-un destiné au mélomane




Par Antoine Gresland



Durée du test : trois jours


Prix : 2800 euros

 
Pour faciliter la lecture, l’article est divisé en plusieurs parties accessibles d’un clic

Introduction
1/ Un seul appareil pour tout bien faire !
2/ Une interface utilisateur simplement géniale
3/ Une conception digne d’un véritable appareil audiophile
4/ À l’écoute, un compagnon musical qui fait le plein de bonne humeur !
Conclusion :

Fiche technique



C’est désormais une évidence, le futur de l’audio sera fait de convergences ! Convergence entre l’analogique, célébré par le retour du vinyle, et le numérique des radios Internet et autres iPod ; entre le support physique du CD et la dématérialisation du signal sous forme de flux réseau en provenance d’un serveur ; convergence enfin de standards et de qualité, du MP3 compressé jusqu’aux fichiers audio WAV ou FLAC en haute définition directement issus des studios de mastering les plus sophistiqués de la planète.


Devant cette avalanche de nouveautés et de modifications de nos modes de consommation musicale, les plus passionnés d’entre nous sont prêts à multiplier les sources et à s’équiper pour mettre au goût du jour leur système hi-fi sans compromis. Mais qu’en est-il de celles et ceux qui veulent simplement accéder à la musique sous toutes ses formes dans d’excellentes conditions, sans passer le week-end à essayer de comprendre « comment ça marche » et sans court-circuiter le pacemaker de leur banquier déjà mis à rude épreuve !


Pour tous ceux-là, le constructeur britannique Naim Audio a conçu un produit tout-en-un, baptisé à juste titre : Uniti, qui risque de révolutionner le petit monde de l’audio accessible.


1/ Un seul appareil pour tout bien faire !


Le Naim Uniti rassemble dans un seul boîtier élégant et dépouillé, tout ce dont on pourrait avoir besoin pour se constituer un système musical complet et totalement ouvert sur l’extérieur.


C’est d’abord un lecteur de CD, directement dérivé du CD 5i, le petit lecteur surdoué de la gamme Naim en élément séparé, et un tuner qui comprend aussi bien la FM que les radios numériques du DAB et les stations que l’on peut trouver sur Internet. Un lecteur de fichiers audio et de flux réseau ensuite, via sa double connexion Ethernet et Wi-Fi, qui lui permet de se relier avec ou sans fil à un serveur local UPnP pour récupérer les fichiers MP3, AAC, Apple Lossless, WMA, WAV ou FLAC stockés sur un ordinateur ou un disque dur réseau. Sans oublier son entrée USB en façade, qui facilitera le raccordement d’une clé ou de tout périphérique de stockage utilisant ce format, et le connecteur placé à l’arrière qui permettra, muni du câble adapté, de prendre le contrôle d’un iPod.



Et puis c’est encore un convertisseur numérique muni de deux entrées optiques et deux coaxiales afin d’améliorer le son d’un décodeur satellite ou d’une console de jeu, un
préamplificateur analogique offrant trois entrées stéréo RCA, une prise DIN qui permettra d’alimenter une petite entrée phono Stageline et une sortie DIN destinée à un amplificateur de puissance de la marque et même un connecteur RCA pour un caisson de basses ! Et enfin, c’est aussi un amplificateur de puissance de 2 x 50 watts sous 8 ohms extrapolé du Nait 5i… Ouf ! C’est tout ? Non ! J’allais oublier la petite entrée minijack en façade et la sortie casque au même format ! (ci-dessous)


Une fois équipé du Naim Uniti, il ne vous reste donc plus qu’à le relier à une paire d'enceintes par l'intermédiaire de câbles munis de fiches bananes pour écouter n’importe quelle forme de musique !



2/ Une interface utilisateur simplement géniale


Évidemment, avec toutes ces possibilités offertes, on se dit que le Naim Uniti est une usine à gaz, une machine infernale qui va imposer un stage de formation d’une semaine à son utilisateur…

Raté ! Son interface est tellement bien conçue que n’importe qui pourrait s’en servir sans même avoir feuilleté la notice !!! Et c’est là, le deuxième tour de force de l’Uniti : mettre à la disposition de toute la famille les technologies numériques les plus actuelles avec une facilité déconcertante.


À me lire, vous allez finir par croire que le constructeur britannique m’a envoyé un gros chèque pour encenser son appareil. Pourtant, je vous assure qu’il n’en est rien ! À l’heure qu’il est, il ne sait même pas que je suis en train d’en profiter. Mais lorsque l’on teste du matériel à longueur de journée, il est tellement agréable de tomber sur une machine aussi conviviale que cela mérite un coup de chapeau.



En bref, il suffit pour profiter des fonctions de l’Uniti, de choisir une source sur la télécommande et de l’utiliser de manière totalement transparente, l’écran de façade ne fournissant que les informations dont vous aurez besoin pour y accéder. Branchez un câble Ethernet depuis votre box Internet ou choisissez un réseau Wi-Fi, et vous voilà en relation quasi instantanée avec les radios du Net ou les listes de lecture et les plages musicales stockées sur un ordinateur (tout du moins lorsque l'on utilise un Mac), un disque dur ou un réseau local UPnP. Même chose pour un iPod, via le cordon optionnel N-Link : à peine connecté, le voilà sous contrôle de la télécommande de l’Uniti. Un vrai bonheur ! Il semblerait tout de même que les choses soient un peu plus compliquées avec un PC, à cause des pare-feu et autres systèmes de protection dont ils sont munis généralement, mais nul doute que votre revendeur saura y remédier.



Mis en relation avec mon disque dur réseau Qnap 109 PRO II, le Naim Uniti donne immédaitement accès à son contenu musical sans la moindre configuration. Son écran lisible permet de naviguer facilement dans la liste des albums et de choisir instantanément ce que l'on souhaite écouter. Seul petite restriction : on ne peut pas se constituer de liste de lecture à partir de plusieurs albums.



3/ Une conception soignée digne d’un véritable appareil audiophile.


Compte tenu de la sophistication de l’Uniti, du nombre de fonctions qu’il gère et de la compacité du boîtier, on pouvait légitimement craindre que les ingénieurs se soient laissé aller à simplifier outrageusement la qualité de ses circuits audio. C’est mal connaître Naim qui a visiblement mis un point d’honneur à concevoir un appareil musical digne de sa réputation. Lourd et bien construit, l’Uniti inspire immédiatement confiance et l’intérieur révèle une organisation rationnelle autour d’une alimentation généreuse. Cette dernière repose sur un gros transformateur torique doté de multiples enroulements secondaires pour chaque partie de l’appareil.



Sur cette vue aérienne on voit bien le gros transformateur torique à gauche, juste à côté de l'étage d'amplification, et la mécanique d'origine Philips à droite, qui vient prendre place dans un bâti maison, pivotant vers l'extérieur. Un petit palet presseur aimanté permet de sécuriser le disque sur l'axe de rotation. La qualité de réalisation de l'Uniti est digne des standards haut de gamme du constructeur britannique.


Les circuits du lecteur CD sont directement issus de ceux que l’on trouve sur le lecteur CD 5i, reconnu pour ses qualités musicales, alors que le convertisseur numérique analogique utilise un filtre de sortie dérivé de celui développé pour son grand frère, le CD5x.


L’ensemble des cartes dévolu à la radio numérique et à la lecture des fichiers audio en provenance de l’extérieur utilise des composants de surface pour réduire au plus court le trajet du signal. Enfin, la section amplificatrice ne succombe pas au numérique, mais dérive, au contraire, des circuits de l’amplificateur intégré Nait 5i, avec sa paire de transistors complémentaires Sanken par canal afin de fournir sans sourciller 50 vrais watts par canal sous 8 ohms. Reste à vérifier que l’appareil délivre une qualité musicale en rapport avec les efforts fournis par ses concepteurs !



4/ À l’écoute, un compagnon musical qui fait le plein de bonne humeur !

Vous l’aurez bien compris : le Naim Uniti ne prétend pas lutter avec les systèmes haut de gamme les plus pointus de la planète, mais se montrer un compagnon musical de qualité et facile à vivre : c’est exactement ce qu’il est !


À la lecture d’un CD, pas de surprise : on retrouve la bonne humeur et l’entrain de la petite gamme du constructeur. Équilibre légèrement remontant et sensation de présence immédiate, jolie palette de timbres et sens du rythme inné sont au rendez-vous pour rendre justice au magnifique album de PJ Harvey, White Chalk. Relié à une petite paire d’enceintes de bibliothèque ou à des colonnes plus ambitieuses autour de 2000 euros, l’Uniti nous rappelle d’abord qu’il est un Naim, avec ce que cela implique de raffinement et d’expressivité. Le bas du spectre de « Dear Darkness » pourrait descendre davantage, mais il ne faudrait pas oublier que l’on a affaire à un système complet à nettement moins de 3000 euros ! Et sur la viole de gambe du « Prélude du manuscrit de Tournus de Sainte-Colombe », l’Uniti, bien chaud, démontre qu’il est capable d’une belle expressivité sur le jeu magnifique de Marianne Muller. On retrouve bien le grain si particulier de la viole et le dégradé harmonique caractéristique de cet instrument si difficile à reproduire. C’est musical, homogène et le plaisir simple d’écouter de la musique dans d’excellentes conditions est au rendez-vous.


L’écoute du même morceau stocké sur mon disque dur en format FLAC sonne différemment par rapport au CD. On ne peut pas dire que ce soit mieux ou moins bien, compte tenu du fait que l’équilibre tonal n’est pas exactement le même. Subjectivement, le médium apparaît un peu plus en retrait que sur le CD, et du coup, l’Uniti semble descendre plus bas. Ici encore, le niveau de qualité est tout à fait satisfaisant et il est déjà difficile de rester, justement, objectif, puisqu’en ces beaux jours de juin, j’ai tout simplement envie de me laisser aller à l’écoute de la musique, sans trop me poser de question, ce qui est plutôt bon signe ! Il faut dire que le haut du spectre n’est jamais agressif, tout en se montrant assez détaillé pour profiter des partis pris de l’enregistrement.


Sur un disque plus roboratif tel que l’album d’Erykah Badu, Baduizme Live, le Naim Uniti a de l’énergie à revendre et sait parfaitement pousser de l’air si nécessaire, avec une bonne volonté évidente. Évidemment, ce n'est pas un système haut de gamme et il ne faut pas attendre de l'Uniti la même sensation d'épaisseur qu'avec les modèles plus ambitieux de la gamme Naim, mais ça balance pas mal sur mon canapé et j’apprécie à sa juste valeur le sens du rythme et la joie de vivre que l’Uniti sait insuffler au funk d’Erykah, pour se démarquer clairement d’une écoute aseptisée. La basse apparaît bien tendue et modulée, alors que l’image stéréo s’étend avec facilité dans les trois dimensions pour rendre l’ambiance si particulière du concert.

Même constat avec un iPod, sur un morceau stocké au format Apple Lossless. La musique s’échappe facilement des enceintes. La focalisation n’est pas la qualité majeure de l’Uniti, mais il explore l’espace avec cohérence en donnant une agréable sensation de profondeur à tout ce qu’on lui donne en pâture et fait facilement la différence entre un enregistrement un peu « roots » comme le dernier Ben Harper et l’espace ouvert du concert. Son convertisseur numérique est aussi l’occasion d’améliorer sensiblement les performances d’un tuner TNT, ouvrant la possibilité d’une écoute stéréo raffinée, qui remplacera avantageusement les circuits de cette méchante petite boite en plastique.


En ce qui concerne les radios Internet, cela dépend largement de la qualité du flux qui nous est adressé en MP3, mais là encore, le Naim arrive à rendre agréable ce média pourtant limité. Sa capacité à spatialiser la musique est même franchement réjouissante compte tenu de la pauvreté du message orignal !



En conclusion :

Le Naim Uniti constitue une opportunité rare, pour ne pas dire unique à l’heure actuelle, de se constituer un petit système musical et convivial en touchant des oreilles l’univers d’un grand spécialiste de la haute-fidélité d’exception. Remarquablement facile à utiliser malgré ses nombreuses possibilités, il s’ouvre totalement sur le futur de la musique sans renier les fondements qui ont fait le succès du constructeur britannique. Son amplificateur intégré se montre plein de bonne volonté pour émouvoir une paire d’enceintes de la même gamme de prix et son auditeur tombera, sans aucun doute, sous le charme de sa restitution enjouée et de son énergie communicative. Une vraie réussite qui devrait trouver facilement sa place auprès d’un large public, surtout si l’on considère le tarif particulièrement réaliste de cette machine à la finition irréprochable ! Chez Evmag, on aime !




Système d'écoute :
Disque dur réseau : QNAP TS-109 Pro ; routeur : Linksys WRT-160N; câbles HP : Linn K20, QED Original ; enceintes : Linn Katan, Linn Akurate 242



Fiche technique :

  • Dimensions (L x H x P) : 432 x 87 x 314 mm
  • Poids : 11,3 kg
  • Puissance RMS : 2 x 50 W sous 8 Ω

Sortie audio :
  • Sorties haut-parleur, sortie ligne (RCA), sortie subwoofer (RCA), sortie preampli (DIN)
  • Rapport signal/bruit : 80 dB
  • Sortie casque

Entrées :
  • Entrées antenne FM : type F
  • Entrées analogiques : prise 3,5 mm en face avant, 3 x RCA, 1 x DIN alimentée
  • Entrées numériques : 5 S/PDIF (2 x optiques, 2 x coaxiales, 1 x prise jack 3,5 mm)
  • Clé USB : en face avant
  • Autres entrées : Ethernet et iPod (analogique)
  • Contrôle : RS232

Fichiers audio supportés :
  • Radio Internet (WMA, flux MP3, MMS)
  • Playlists (M3U, PLS)
  • Fichier formaté Windows Media (jusqu'à 320 kBits/s)
  • WAV, FLAC, OGG Vorbis
  • Format CD : Redbook et CD-R





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