Bien choisir sa carte graphique pour un pc avec intel core i7

L’année dernière, AMD et Intel nous ont offert des innovations que nous n’avions pas vues depuis longtemps. En conséquence, l’architecture Zen a permis à AMD de rivaliser sur des segments de marché inaccessibles, tandis qu’Intel a réagi le plus rapidement possible pour défendre sa position de leader. Nous avons particulièrement apprécié cet échange de coups, les deux entreprises qui soutiennent les faveurs des clients que nous sommes.

Situation actuelle des processeurs et cartes graphiques

La sortie de ces nouvelles plateformes a bouleversé la donne, notamment au niveau de la connectivité PCI. Mais, en parallèle, le marché des cartes graphiques s’est retrouvé totalement sous tension : la ruée vers les cryptomonnaies a vidé les rayons, propulsant les prix à des niveaux déraisonnables. Début 2018, impossible de dénicher une carte récente au tarif conseillé. Résultat : soit on se rabat sur des PC pré-montés, soit on écume les forums à la recherche d’une bonne affaire sur du matériel de la génération précédente.

Jamais nous n’avions vu depuis dix ans une offre processeur aussi riche. Mais avec des GPU qui flambent, composer une configuration équilibrée relève du casse-tête. À budget égal, la partie graphique pèse désormais moins lourd qu’auparavant. De quoi pousser certains à investir davantage dans le processeur, alors même que le marché CPU n’a jamais été aussi généreux pour une enveloppe donnée. Comment s’y retrouver pour ne pas jeter l’argent par la fenêtre ?

Changer de référentiel

Onze ans durant, la gamme Core i7 et i5 chez Intel s’est contentée de quatre cœurs physiques. Coffee Lake a pulvérisé cette routine : Core i3 passe à quatre cœurs, Core i5 grimpe à six, et Core i7 conserve six cœurs mais ajoute l’hyper-threading. Tout en haut, Intel propose désormais avec Skylake-X des monstres jusqu’à 18 cœurs et 32 threads, destinés aux configurations extrêmes. Même chez Pentium, l’hyper-threading s’invite à la fête.

Chez AMD, la riposte ne s’est pas fait attendre. Les Ryzen 3, 5 et 7 misent sur un nombre généreux de cœurs physiques et logiques, avec en prime les Threadripper qui grimpent à 16 cœurs/32 threads. Le tout, à des tarifs si agressifs qu’Intel a dû revoir ses propres prix à la baisse.

Panel de test

Puisque les règles du jeu ont changé, nous avons rassemblé les représentants les plus emblématiques de chaque famille pour comparer leurs performances avec différentes cartes graphiques. Côté AMD, Ryzen 3, 5, 7 et le Threadripper 1950X composent l’essentiel du panel (exit les Bulldozer, laissés de côté). Pour Intel, la série K domine, de Core i3 à i7 Coffee Lake et Kaby Lake, sans oublier les Core i9-7900X et i9-7980XE, et deux Pentium pour compléter le tableau.

En tout, ce sont 14 processeurs, sur cinq plateformes de test, associés aux GeForce GTX 1080, 1070 et 1060 (6 Go) qui ont été passés au crible. Même si une GTX 1080 est inabordable aujourd’hui, on peut espérer qu’elle reviendra à un tarif plus raisonnable un jour.

Le terrain de jeu ? Neuf titres, dont certains récents, d’autres plus anciens, pour couvrir différents profils d’exigence CPU ou GPU. Ce choix permet de repérer les véritables goulots d’étranglement : certains jeux sollicitent surtout le processeur, d’autres la carte graphique, quelques-uns équilibrent les deux.

Les benchmarks réalisés sont en Full HD (1920×1080), histoire de bien faire ressortir les écarts côté processeur. Les tests en QHD et 4K feront l’objet d’une analyse ultérieure. Tous les jeux sont lancés avec les paramètres graphiques au maximum, pour coller à la réalité d’un usage gaming exigeant.

Configuration de test : la méthode

Pour limiter l’impact de la chauffe et de la montée en fréquence automatique (GPU Boost), chaque test a été répété en boucle à intervalles rapprochés, de façon à obtenir une médiane fiable.

Changer de carte graphique, par exemple passer d’une GTX 1080 à une 1070, ne bouleverse pas la hiérarchie : les Core i9-7980X et 7900X restent au sommet, les autres processeurs suivent la logique attendue. Le Core i7-7700K, comme beaucoup, offre des performances quasi similaires à celles d’une GTX 1080. L’écart mesuré d’à peine 2,3 fps pour le i5-8600K illustre une exception. Clairement, investir dans une GTX 1080 n’a plus vraiment de sens pour jouer en 1080p.

La GTX 1060, en revanche, expose ses limites. Ici, le facteur limitant bascule du côté graphique, la carte saturant avant le processeur. Quand le GPU atteint ses extrêmes, les processeurs haut de gamme comme le Core i9-7900X ou le Core i7-8700K reculent dans le classement. Il arrive même que la charge ne suffise pas à maintenir le turbo boost maximal, et la fréquence de l’uncore (cache, bus anneau) chute, amputant la performance globale. Ce phénomène se retrouve sur d’autres jeux testés. Comparé aux résultats avec une GTX 1080, on constate que les processeurs en dessous du Core i5-8600K deviennent clairement le facteur limitant.

Zoom sur le Core i9 d’Intel

Le Core i9-7900X trône en tête du classement avec 106,6 fps. Les tendances observées confirment les enseignements des précédentes analyses CPU. Le Core i7-7700K s’empare de la seconde place avec 102,8 fps, distançant le Ryzen 5 1600X de plus de 20 fps. À noter : le Threadripper 1950X a été testé exclusivement en mode jeu pour ne pas brouiller la lisibilité des résultats, même si son comportement varie beaucoup selon les titres et les réglages appliqués.

GeForce GTX 1070 : l’équation change

En associant une GeForce GTX 1070, la limitation graphique se fait sentir sur les processeurs les plus puissants. Le Core i9 plafonne à 94 fps, preuve que le GPU prend le relais comme maillon faible. Les autres processeurs se répartissent logiquement selon les ressources disponibles, même si certaines architectures s’en sortent mieux que d’autres.

Un cas parlant : l’écart entre le Ryzen 5 1600X et le Threadripper 1950X se réduit à presque rien. Ce constat sonne comme une piqûre de rappel : une carte graphique milieu de gamme peut gommer l’avantage d’un processeur d’exception, si l’équilibre entre les deux n’est pas respecté. Bonne nouvelle, cela signifie aussi qu’un Ryzen 3 ou un Core i3 peut offrir des performances tout à fait correctes sur certains jeux, même face à des puces facturées quatre à cinq fois plus cher.

Sur Civilization VI (ou encore Dawn of War III), on voit clairement que la fréquence reste reine : le Core i7-8700K tutoie les 113,6 fps, devançant légèrement le Core i7-7700K, alors qu’il dispose de 50 % de cœurs supplémentaires grâce à l’hyper-threading. Le Core i9-7900X, lui, ne fait pas mieux qu’un Core i3-8350K, avec un différentiel de prix vertigineux entre les deux. Difficile de recommander un processeur très haut de gamme si le jeu reste la priorité.

Avec la GTX 1070, la hiérarchie reste comparable, mais les chiffres baissent. Le Core i3-8350K joue le rôle de l’ancien Core i5, tandis que le i5-8600K offre un rapport performances/prix redoutable.

Encore une fois, les processeurs premium voient leur intérêt s’éroder dans ce contexte : il n’y a que 3,3 fps (soit 4 %) entre le Core i9-7980XE et un simple Core i5 de la génération précédente. L’équilibre entre CPU et GPU n’est pas un mythe : surdimensionner le processeur, c’est investir à perte si la carte graphique ne suit pas.

Dunia Engine 2 : cas d’école

Le moteur Dunia Engine 2 (Far Cry Primal) récompense avant tout la fréquence et l’efficacité par cycle d’instruction. Ici, désactiver le multithreading permet d’atteindre le meilleur score, ce qui explique la compétitivité des Core i5.

La plupart des jeux récents sont pensés pour des processeurs quad-core, et cette tendance ne faiblit pas. Les processeurs à plus de quatre cœurs n’ont pas encore tous trouvé leur place, même si Coffee Lake commence à changer la donne. AMD, sur ce terrain, n’est pas toujours dans la course sur la moyenne des fps, mais les Ryzen 5 1600X et Ryzen 7 1800X affichent la latence interframe la plus faible du panel : la fluidité est donc au rendez-vous.

En passant sur une GTX 1070, les écarts se resserrent. Le Ryzen 5 1600X, avec ses 6 cœurs/12 threads, devance encore le Ryzen 7 1800X, tandis que le Threadripper 1950X progresse dans le classement, contre toute attente.

Avec la GTX 1060, c’est le GPU qui limite la hiérarchie. Les Core i7-8700K et i5-8600K ne sont plus en tête, mais continuent d’assurer un jeu fluide. Fait intéressant : le Pentium s’associe plutôt bien à la GTX 1060. Seul le Threadripper 1950X reste en retrait, mais il bénéficie d’un net gain lorsqu’il est overclocké.

Sur Grand Theft Auto V, les architectures Intel et les puces multicœurs à haute fréquence dominent clairement. Le Core i5-8600K dépasse même le Core i7-8700K, une surprise déjà observée ailleurs. Le vrai tour de force, c’est le Core i3-8350K : il coiffe au poteau le Core i5-7600K, preuve que Coffee Lake a hissé les Core i3 à un niveau jamais atteint.

La hiérarchie reste stable avec la GTX 1070, même si les moyennes baissent. Lorsque plusieurs processeurs se tiennent à 1 ou 2 fps près des scores de la GTX 1080, c’est bien le CPU qui fait la différence.

Pourquoi miser sur un PC portable Core i7 ?

Le temps passe, et votre PC portable commence à montrer de sérieux signes de faiblesse. L’occasion parfaite pour envisager un changement, et profiter des dernières avancées technologiques. Mais comment choisir l’ordinateur portable qui saura tirer le meilleur des applications d’aujourd’hui ?

Que propose vraiment le processeur Intel Core i7 ?

Le Core i7 fait partie des processeurs les plus performants du moment. Doté de quatre cœurs physiques, auxquels s’ajoutent deux à quatre cœurs logiques grâce à l’Hyper-Threading, et armé de 8 Mo de cache L3, il se montre à l’aise aussi bien dans les tâches lourdes que les applications exigeantes. L’Hyper-Threading lui permet de traiter simultanément plusieurs flux, ce qui le rend redoutable en multitâche, montage vidéo, modélisation, création 3D ou animation. Côté graphismes, le rendu est d’un niveau rarement vu sur un portable. Et ça ne s’arrête pas là : en bureautique, que ce soit pour un usage domestique ou professionnel, il assure une réactivité de tous les instants.

Un large choix de portables sur Inmac Wstore

Si cette polyvalence séduit autant, c’est bien parce que les PC portables équipés de la technologie Core i7 répondent à tous les usages. Inmac Wstore propose justement une sélection complète de modèles, couvrant toutes les grandes marques : Acer, Lenovo, Apple, HP, Dell, Asus… Vous pouvez choisir la taille d’écran, la capacité de stockage (HDD ou SSD), la carte graphique adaptée et composer la machine qui colle à vos besoins, et à votre enveloppe financière.

Face à cette diversité, la meilleure approche reste d’identifier précisément vos attentes : gaming, création, bureautique, mobilité… puis de cibler le combo processeur/carte graphique qui offrira un vrai confort d’utilisation, sans surpayer des performances inutiles. Le bon équilibre, c’est la clé. Et aujourd’hui, il est plus accessible qu’il n’y paraît.

Assembler ou choisir son PC autour d’un Core i7, c’est finalement trouver la juste mesure entre puissance brute et intelligence du choix. Un défi dans la jungle des références, mais aussi une formidable opportunité de bâtir une machine à la hauteur de vos ambitions numériques.

Ne manquez rien