Les documents indispensables pour réussir votre demande de visa USA

Avant de vous perdre dans les rues de New York, d’attaquer Hollywood et ses célébrités, de flâner le long des plages de Miami ou de vous laisser emporter par l’euphorie des jeux et des spectacles à Las Vegas, vous devez bien vous préparer pour votre voyage aux États-Unis.En fait, les formalités sont encore plus complexes et les touristes mal informés peuvent être surpris à la dernière minute. Quelles sont les procédures à suivre ? Quels sont les documents obligatoires ? Existe-t-il des règles spécifiques pour les bagages ?

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Formalités d’entrée

Le passeport

Oubliez le mythe du voyage improvisé : pour fouler le sol américain, un passeport en règle reste la clé d’entrée. Les ressortissants français et la plupart des Européens profitent du programme d’exemption de visa, à condition de présenter un passeport biométrique valide ou un ancien passeport individuel à lecture optique (délivré avant le 26 octobre 2005). Si votre passeport ne correspond pas à ces critères, il faudra vous tourner vers une nouvelle demande, que ce soit pour un passeport ou un visa. Bon à savoir : la validité du passeport doit couvrir toute la durée du séjour, inutile de viser les fameux six mois après le retour. Ceux qui disposent d’un passeport à lecture optique, délivré entre le 26 octobre 2005 et le 30 mars 2006, peuvent le remplacer gratuitement auprès de la police pour obtenir un passeport électronique.

ESTA

La paperasse ne s’arrête pas là. Depuis janvier 2009, l’ESTA, ou Electronic System for Travel Authorization, s’impose pour toute entrée touristique de moins de 90 jours. Ce formulaire se remplit exclusivement en ligne et doit être validé avant le départ. Il remplace la fameuse « feuille verte » et concerne tous les ressortissants français et les citoyens des pays membres du VWP (Visa Waiver Program). Adultes comme enfants, tous doivent s’y conformer, sauf si vous possédez déjà un visa ou si vous entrez par voie terrestre.

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Cette autorisation, à imprimer et à garder précieusement durant le voyage, conditionne votre embarquement par avion ou bateau. Elle couvre deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Le bon réflexe consiste à la demander dès l’organisation du voyage, la date limite absolue étant 72 heures avant le départ. Les frais, fixés à 14 USD, se règlent uniquement par carte bancaire. Depuis septembre 2010, cette taxe s’applique systématiquement à chaque demande.

Le visa

Pour ceux qui rêvent d’un séjour prolongé, ou dont le projet ne relève pas du tourisme classique (stages, études, emploi, missions spécifiques comme journaliste ou sportif), le visa américain devient incontournable. Cela suppose de prendre rendez-vous au consulat américain, en ayant au préalable rempli le formulaire DS-160 et réglé les frais correspondants. Depuis juillet 2012, c’est la règle pour tous. En général, la validité d’un visa atteint 10 ans. Un détail à noter : pour suivre des cours d’anglais ou d’université à raison de moins de 18 heures par semaine (12 heures pour les cursus universitaires), le visa étudiant n’est pas requis.

Impossible de faire une demande groupée : chaque membre de la famille doit constituer son propre dossier. Toutefois, les enfants de moins de 14 ans et les plus de 80 ans peuvent envoyer leur demande par courrier, sans nécessité d’un entretien au consulat.

Autres documents à fournir

Le dossier ne serait pas complet sans quelques preuves supplémentaires. Un billet aller-retour ou une réservation de croisière s’impose pour montrer que vous quitterez bien le territoire dans les 90 jours impartis. Impossible de prolonger ce délai une fois sur place, ni de transformer votre statut en étudiant ou salarié. Sur le plan financier, la preuve de solvabilité est également exigée : chèque de voyage, carte bancaire, justificatif de ressources… tout document attestant de votre capacité à subvenir à vos besoins sur place.

Qu’en est-il des frontières terrestres ?

Ceux qui préfèrent l’aventure par la route entre le Canada ou le Mexique et les États-Unis devront s’acquitter d’une taxe de 6 $, à régler en liquide. Les contrôles restent stricts : passeport valide, billet de retour et justificatif de solvabilité sont indispensables pour franchir la frontière terrestre.

Quelles précautions faut-il prendre lors de l’emballage des valises ?

La préparation des bagages suscite de nombreuses questions, tant chez les voyageurs que chez les autorités américaines. Voici les principales consignes à connaître pour éviter les mauvaises surprises à l’embarquement :

  • Bagage à main : Les dimensions maximales autorisées sont de 56 cm en longueur, 45 cm en largeur et 25 cm en hauteur. Un accessoire supplémentaire (ordinateur portable, sac à main, appareil photo ou objets de valeur) est toléré. Un conseil : verrouillez votre bagage à main pour plus de tranquillité. Les objets dangereux ou assimilés à des armes devront voyager en soute. Côté liquides, crèmes, sprays ou gels, la règle est simple : 100 ml maximum par contenant, à placer dans un sac plastique transparent de 20 x 20 cm. Les achats en duty free échappent à cette restriction. Pour tout médicament liquide, prévoyez l’ordonnance de votre médecin. Les aliments pour bébé sont acceptés, mais il se peut que l’on vous demande d’en goûter la teneur.
  • Bagages enregistrés : Les bagages en soute ne doivent pas dépasser 157/158 cm en taille totale et 23 kg en poids. Dépasser ces limites entraîne des frais supplémentaires. Chaque bagage doit clairement afficher vos coordonnées (nom, adresses complète de départ et d’arrivée, téléphone, e-mail). Pour sécuriser vos affaires, privilégiez les serrures homologuées TSA, facilement ouvertes par les douaniers américains. Les autres types de serrures sont à éviter. Certaines catégories d’objets, briquets, bouteilles de gaz, sont strictement bannies de la soute. En cas de doute, la compagnie aérienne reste votre meilleur interlocuteur.

Pour les correspondances, il est souvent possible de faire enregistrer ses bagages jusqu’à la destination finale, sans devoir les récupérer entre deux vols. Attention également aux denrées alimentaires : légumes frais, fromages au lait cru, fruits sont interdits à l’importation. Si besoin, privilégiez les conserves et produits sous vide, dans la limite des quantités autorisées. Pour ce qui est de l’alcool et du tabac, la règle est claire : 1 litre de vin ou de spiritueux à partir de 21 ans, 2 kg de tabac, 200 cigarettes ou 50 cigares par personne.

Les derniers

conseils

  • Une fois à bord, une carte de douane vous sera remise. Remplissez-la soigneusement, sans rature. Ce document existe aussi au format numérique pour les voyageurs qui enregistrent leurs formalités à l’avance.
  • Passeport, carte d’embarquement, nom et adresse de votre lieu de séjour : gardez ces documents à portée de main, ils seront demandés à plusieurs reprises.
  • Avant d’atteindre la sortie, un passage par la police des frontières s’impose. Attendez-vous à la vérification du passeport, à la remise du formulaire d’exemption de visa le cas échéant, à une photo sans lunettes, à la prise d’empreintes digitales et à un entretien succinct sur les raisons et la durée de votre séjour.
  • Dès la fin de cette étape, récupérez vos bagages et soumettez la déclaration correspondante.
  • Respectez les consignes des douaniers et des policiers, sans jamais franchir la ligne du contact physique lors des contrôles.

Le décor est planté, les règles sont posées : reste à profiter de votre séjour américain sans mauvaise surprise. Rien ne vous empêche de contracter une assurance adaptée, car le moindre pépin médical peut vite coûter cher de l’autre côté de l’Atlantique. Prêt à franchir le pas ? Les États-Unis n’attendent qu’une chose : que vous y posiez enfin vos valises.

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