15 000 euros sur la table, une passion pour la conduite et le goût du risque : voilà la recette qui fait frémir le marché des roadsters d’occasion. Alors que les catalogues des constructeurs n’affichent plus guère ces modèles, balayés par la vague des SUV coupés et de l’électrique compacte, une poignée de bolides de caractère résiste encore, bien décidés à offrir ce plaisir mécanique que beaucoup croyaient relégué au passé. Entre 15 000 et 20 000 euros, le choix existe, et il ne se limite pas à des reliques poussiéreuses. Il suffit d’un peu de persévérance et d’un œil affûté pour dénicher une voiture sportive capable d’en découdre avec la monotonie du quotidien. Sur ce marché, l’âge moyen tourne sous la barre des 15 ans. Résultat : des sensations authentiques, sans se ruiner. Voici une sélection de roadsters qui ont fait vibrer des générations d’amateurs… et qui pourraient bien vous faire retrouver le sourire au volant.
Mazda MX-5 Roadster (2010)
Impossible d’aborder le plaisir automobile sans citer la Mazda MX-5, une véritable favorite parmi les passionnés de pureté mécanique. La troisième génération, revue en 2010, aligne des arguments convaincants : moteur vivace de 160 chevaux, boîte manuelle courte, châssis léger plafonnant à 1 375 kg. En occasion, des exemplaires entretenus apparaissent régulièrement à partir de 15 000 euros. Le point fort ? Cette sensation de contrôle direct, le conducteur fusionnant avec la route, loin de la surenchère d’assistants électroniques.
Audi TTS Roadster (2010)
L’Audi TT, dès son arrivée en 1998, a secoué le paysage. Mais la TTS de seconde génération franchit un cap. Sous le capot, le 2.0 turbo affiche 272 chevaux qui réveillent le moindre trajet. Le système Quattro place la barre haut côté sécurité quand le bitume se fait capricieux. Pour qui cherche rigueur et polyvalence sans sacrifier la sportivité, le TTS coche les cases, même si côté compteur, dépasser les 100 000 km reste fréquent. Il faut compter autour de 19 000 euros pour un modèle de 2010, prêt pour de nouvelles sorties le dimanche matin.
BMW Z4 3.0i
Le Z4, lancé en 2007, ravira ceux que la silhouette bavaroise fait encore rêver. Sous 16 000 euros en occasion, on accède à un grand classique : six cylindres en ligne, 265 chevaux, une harmonie mécanique et sonore difficile à égaler. Ici, la notion de roadster prend toute sa dimension : propulsion, équilibre du châssis, et ce goût affirmé pour les sensations vraiment pures. Ni tape-à-l’œil ni tiède.
Mercedes SLK 32 AMG
Avec la Mercedes SLK 32 AMG, on change de registre. Lancée en 2002, elle cache un V6 compressé de 354 chevaux, capable de mettre à l’amende plus d’un rival. Certes, la transmission automatique ne convaincra pas tout le monde, mais la générosité du moteur compense très largement. Certains exemplaires valsent autour de 20 000 euros et promettent des accélérations furieuses enveloppées de standing.
Porsche Boxster 2.7l (2006)
Se voir au volant d’une Porsche sans dépasser 20 000 euros relève rarement de la fiction. Et pourtant, le Boxster 2.7 type 987, en version 2006, se trouve souvent à ce prix. La mécanique, partagée avec le Cayman, fait honneur à la maison grâce à un Flat6 de 247 chevaux qui s’exprime sans retenue. La ligne évoque clairement la 911, tout en gardant une personnalité propre. Même avec quelques années de plus, ce Boxster continue de promettre de vraies parenthèses de bonheur.
Nissan 350Z Roadster (2006)
Deuxième japonaise du palmarès, la Nissan 350Z Roadster joue la carte de la force brute. Son V6 de 3,5 litres propulse 280 chevaux dans une ambiance résolument analogique. Capot interminable, motricité sur les roues arrière, tout y est. La version décapotable se trouve à partir de 14 000 euros, un tarif qui remet sérieusement l’Europe au défi.
Caterham Super Seven
Caterham incarne à merveille un certain esprit du roadster. La Super Seven reprend la recette des mythiques sportives anglaises : peu de poids, encore moins d’artifices, tout pour la conduite. Arceau, sièges au ras du sol, et une carrosserie épurée à l’extrême : l’expérience se vit au plus près de la route. On croise parfois ces modèles minimalistes aux alentours de 15 000 euros et, à ce tarif, chaque virage devient une petite victoire sur la monotonie automobile.
Les voitures électriques du moment qui offrent le plus d’autonomie
Lotus Elise (2004)
La Lotus Elise, classique parmi les classiques d’Outre-Manche, se distingue par son rapport poids/puissance hors du commun. 160 chevaux pour 755 kg à peine, et une agilité rare. Le 0 à 100 km/h tombe en 5,3 secondes, preuve que le plaisir ne se mesure pas qu’à la puissance brute. En 2024, une Elise millésime 2004 se négocie en général autour de 17 000 euros. Redécouvrir la route en Elise, c’est expérimenter ce que la légèreté apporte de plus instinctif à la conduite.
Les routes secondaires n’ont pas dit leur dernier mot. Ceux qui veulent retrouver le frisson au volant peuvent encore miser sur ces roadsters abordables et authentiques. Le créneau du plaisir accessible ne restera pas éternel : demain, ces machines goûteront peut-être à leur tour au statut d’icône hors d’atteinte.

