Par Pierre Bonvoisin

Un casting judicieusement sélectionné par un réalisateur qui sait ce qu'il fait !
Sortie le 5 janvier 2010
Titre original : Inglorious Basterds
Chez : Warner
Quatre éditions : Deux éditions en BD, une édition simple en boîtier plastique et une limitée en boîtier métallique ; deux éditions DVD : la première sur un disque, la deuxième, « spéciale FNAC », contenant les mêmes bonus que le BD.
Format d’image original : 2.40 respecté
Format d’image vidéo : 16/9 compatible 4/3
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs : Brad Pitt, Diane Kruger, Eli Roth, Mélanie Laurent, Mike Myers, Samuel L. Jackson, Christoph Waltz, Daniel Brühl…
Audio :
DVD : Dolby Digital 5.1 en VO et VF
BD : DTS HD Master Audio 5.1 en VO; DTS surround 5.1 en français, italien et espagnol
Sous-titre : français, anglais, italien, espagnol, néerlandais, portugais…
Sur le Blu-ray uniquement : menu pop-up et menu de navigation.
Durée : 2 heures 32 minutes
Suppléments :
DVD simple : Trois scènes coupées, La Fierté de la nation – le film dans le film, bandes-annonces.
BD (et sur l’édition spéciale FNAC, tout en SD) :
En HD : scènes coupées et scènes alternatives, table ronde avec Quentin Tarantino, Brad Pitt et Elvis Mitchell (critique de cinéma), le making of de La Fierté de la Nation (le film de Goebbels autour duquel tourne la fin du film), conversation avec Rod Taylor au sujet de Victoria Bitter, bandes-annonces.
En SD : La Fierté de la Nation – le film dans le film, Inglorious Bastards l’original –, la caméra protégée de Tarantino, galerie de posters cinéma avec Elvis Mitchell, galerie des affiches du film.
L’histoire :
Hors de toute exactitude historique, mais reprenant pour trame la Seconde Guerre mondiale, Inglorious Basterds débute dans une France occupée par les Allemands, où Shoshana Dreyfus (Mélanie Laurent) échappe de justesse à l’exécution de toute sa famille par le colonel nazi Hans Landa (Christoph Waltz). Elle se réfugie à Paris où elle endosse l’identité d’une propriétaire et gérante d’une salle de cinéma. Ailleurs en Europe, le lieutenant américain Aldo Raine (Brad Pitt) recrute un groupe de soldats juifs pour mener à bien des opérations de vengeance ciblées et organisées afin de tuer le plus grand nombre de nazis possible ! Surnommé, par ses ennemis, « bâtards », le petit commando s’allie à la superstar de l’écran, Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger), dans le but de fomenter un attentat contre les leaders du IIIe Reich venus assister, à Paris, à la première du nouveau film de Goebbels…
Et alors ? :
 On peut s’attendre à tout avec Quentin Tarantino, mais cette fois encore, le réalisateur américain s’est complètement lâché pour donner naissance à un film qui oscille en permanence entre le drame et la comédie, le tout porté par des acteurs fabuleux. D’abord, il y a ce colonel allemand, « chasseur de juifs », sadique et sans merci, toujours le sourire et le bon mot aux lèvres, magistralement interprété par Christophe Waltz, qui vaut à lui seul le détour ! Il y a aussi Mélanie Laurent, superbe de justesse, lorsqu’elle est confrontée au bourreau de sa famille, la belle Diane Kruger et son glamour.. Et puis, bien sûr, il y a tous les autres, les « bâtards » : Brad Pitt, alias Aldo l’Apache en tête, mais aussi Eli Roth, l’Ours juif, et Til Schweiger, le sergent Hugo Stiglitz. Une vraie bande de malades dont les actions, souvent brutales et pour le moins expéditives, rappellent de manière jouissive que ce film n’est pas fait pour les enfants ! Un vrai Tarantino, donc, avec une histoire qui tient la route, même si elle travestit la réalité, et des tête-à-tête savoureux qui ne devraient pas tarder à devenir cultes ! Moral, mais certainement pas consensuel, souvent hilarant, parfois (très) brutal, Inglorious Basterds est un vrai moment de cinéma, porté par une distribution et une réalisation exceptionnelles. Jubilatoire, pour les amateurs du genre !
 Quelques mots à propos des bonus du BD : édition limitée en boîtier métallique (qui supprime pourtant la croix gammée qui figurait sur l’affiche du film : merci pour la censure de l’éditeur… quelle connerie !). Le BD contient de nombreux suppléments. On aurait pourtant souhaité un making of plus fourni pour justifier cette version qui n’aura, très probablement, que son boîtier pour justifier son label « collector ». Tourné très rapidement, Inglorious Basterds ne laisse que peu de place aux scènes coupées et alternatives qui n’auraient certes pas apporté grand-chose au film. Reste la table ronde avec Tarantino, Brad Pitt et le critique de cinéma Elvis Mitchell, qui leur donne à tous l’occasion de se congratuler, tout en délivrant, il est vrai, quelques anecdotes amusantes, ainsi que le film de Goebbels, en noir et blanc, qui montre l’attention portée par le réalisateur à la toile de fond de son film… Sympa, mais pas exceptionnel.
Note artistique : 18/20
Qualité d’image :
Dans la lignée de Kill Bill, Tarantino nous a concocté deux superbes transferts DVD et BD. Si la version DVD se tient très correctement, ne serait-ce qu’en termes de précision et de contraste, la version BD tirera des larmes de reconnaissance aux heureux possesseurs de grands écrans plats et de vidéoprojecteurs ! Les couleurs, le contraste, la précision et la fluidité de l’image sont au top. On en profitera encore mieux qu’au cinéma !
DVD : 17/20
Blu-ray : 19/20
Qualité de la bande-son :
Il faut d’abord préciser que tous les personnages du film s’expriment dans leur langue respective et parfois dans plusieurs langues, à l’écran. Devant de telles performances d’acteurs (je pense notamment aux intonations de voix du colonel allemand joué par Christopher Waltz ou de l’italien improbable de Brad Pitt…), ce serait vraiment dommage de le visionner en français ! Pour autant, les deux pistes VO et VF en Dolby Digital 5.1 du DVD, se tiennent fort bien et laissent l’ambiance s’exprimer avec conviction. Mais la VO en DTS Master Audio du BD est vraiment supérieure en tout point, même lorsque l’on se contente de la savourer simplement en DTS. Ambiances, musique – on sait quelle importance elle revêt chez Tarantino – et scènes d’action en profitent abondamment !
DVD : 16/20
Blu-ray : 19/20
Faut-il l’acheter en DVD ? Oui, le film en vaut largement la peine, mais…
Et en Blu-ray ? Si vous êtes équipé pour en profiter, n’hésitez pas à craquer pour ce très bon transfert HD !
Haut de page
Vers d'autres films |