AES/EBU : Désigne un mode de transmission électrique d’un signal audionumérique véhiculé sur câble symétrique (terminé par des connecteurs XLR professionnels). C’est une excellente liaison numérique que l’on ne trouve généralement que sur des appareils (sources, processeurs et convertisseurs) de très haut de gamme.
Bande passante audio : Détermine la plage de fréquence reproduite par un appareil audio. Celle-ci doit être au moins égale à celle de la sensibilité de l’oreille humaine dont il est communément admis qu'elle s'étend 20 Hz à 20 kHz (chez l'enfant en tout cas !). En fait, la perception des fréquences sonores (variations rapides du niveau de pression acoustique) intègre également la réaction du squelette humain aux très basses fréquences (en deça de quelques dizaines de Hertz) et probablement celle de l'oreille aux fréquences même supérieures à la limité académique de 20 kHz, pour les phénomènes dits
transitoires (attaques des notes, bruits percussifs, claquements). Un des reproches faits au standard CD, a priori satisfaisant sur le papier, est de ne pouvoir retranscrire ce qui se passe au delà de 20 kHz ... D'où les standards
haute résolution faisant appel à des
fréquences d'échantillonnage de 96 ou 192 kHz.
Composite : Désigne un signal vidéo qui utilise un seul conducteur (souvent coaxial) pour véhiculer les signaux de
Chrominance et de
Luminance de l’image. Il est disponible sur tous les appareils du marché, soit sur fiche RCA, soit intégré à une prise Péritel, mais ne permet pas d’accéder à la meilleure qualité d’image possible.
Chrominance : Désigne la partie d’un signal vidéo analogique qui détermine les valeurs de couleurs de l’image. S’ajoute à la
Luminance pour définir un signal vidéo analogique complet.
Directivité : Détermine la capacité d’une enceinte ou d’un écran plat à diffuser le son ou l’image sous un angle plus ou moins important. Moins une enceinte est directive, plus l’auditeur peut profiter de son rayonnement en dehors de l’axe idéal d’écoute.
DLP : Digital Light Processing (aussi appelé DMD, pour Digital Micromirror Device). Procédé développé par Texas Instrument pour la reproduction d’image haute qualité. Il est basé sur les mouvements d’une multitude de micro-miroirs qui réfléchissent plus ou moins la lumière et reconstituent les détails et les valeurs de contraste d’une image, qui est ensuite projetée à travers l’objectif d’un vidéoprojecteur ou d’un rétroprojecteur. La couleur est restituée par une roue codeuse qui comprend des segments rouge, bleu et vert, en rotation constante et synchronisée, placée entre la lampe et la matrice. Le nombre de miroirs détermine la résolution de l’image. Une nouvelle génération de DLP, constitué de trois matrices (une pour chaque couleur primaire), permet sur certains vidéoprojecteurs de très haut de gamme de se passer de la roue codeuse.
Dolby Prologic I : Procédé analogique qui permet de reconstituer un son « surround » sur quatre canaux distincts à partir d’un seul signal stéréophonique. Celui-ci est donc préalablement matricé pour délivrer : deux canaux stéréo, un canal central, et un canal arrière monophonique. Ce dernier canal présente une bande passante tronquée dans l’aigu, et est généralement reproduit par deux enceintes pour constituer un champs arrière diffus. Il est encore aujourd’hui largement employé en télédiffusion, sur certains DVD et sur les jeux vidéo. La plupart des appareils qui l’utilisent est souvent capable de reconstituer un signal destiné au caisson de grave, mais ce dernier n’est pas séparé sur le signal original.
Dolby Prologic II : Evolution du précédent, il est capable de reconstituer un environnement multicanal sur cinq enceintes à partir d’un signal stéréo non encodé au préalable, comme celui d’un CD ou de la radio. Sur une bande son cinéma encodée en Dolby Prologic, il apporte une meilleure répartition des effets arrière, à travers la recréation d’un signal stéréophonique, toujours limité dans l’aigu, au lieu d’un seul canal monophonique. Ces dernières années ont vu apparaître des évolutions de ce procédé, qui profitent de la puissance de calcul des
DSP en offrant une spatialisation mieux adaptée à la musique ou au cinéma.
Dolby Digital 5.1 (ou Dolby AC-3) : Système de compression numérique qui permet de diffuser cinq canaux totalement indépendants pour les voies principales, la voie centrale, les deux voies arrières, et un canal réservé aux basses fréquences baptisé « LFE » (pour Low-Frequency Effects), depuis un lecteur de DVD, un décodeur satellite ou câble numérique. Ce système permet de conserver la dynamique et la bande passante du message originellement diffusé dans les salles de cinéma sous le sigle « Dolby SRD » (D pour Digital). Le résultat est significativement meilleur que celui obtenu en
Dolby Prologic I ou
II, puisque le système reproduit six messages (avec celui dévolu au caisson de grave) totalement différenciés depuis l’enregistrement.
Dolby Digital EX et DTS ES : Il s’agit d’évolutions des deux précédents standards. Cette fois ci, le message n’est plus diffusé sur cinq canaux principaux, mais sur six ! Un canal d’effet supplémentaire vient prendre place entre les deux enceintes arrières, nécessitant bien sûr un canal d’amplification et une enceinte supplémentaire. Ce procédé ne s’applique pour l’instant qu’à un petit nombre de films dont le mixage au cinéma a bénéficié d’une attention toute particulière. Dans un local qui s’y prête, l’ajout d’un canal surround supplémentaire permet de rendre le film encore plus spectaculaire en renforçant l’impression de se trouver immergé dans l’action, avec notamment une notion de hauteur supplémentaire. Ce sixième canal surround peut être diffusé soit par une seule enceinte centrale arrière, soit par deux enceintes, toujours placées derrière l’auditeur, selon un angle pouvant varier de 60 à 90°. On crée ainsi un système 7.1.
Dolby True HD et DTS Master Audio : Ultime évolution des standards d’encodage
Dolby et
DTS, ces procédés profitent de la place disponible sur un disque Blu-ray pour offrir un son numérique 24 bits / 96 kHz compressé mais sans perte, sur tous les canaux d’une bande son cinéma. Les deux standards sont susceptibles de supporter jusqu’à 10 canaux totalement distincts… dans l’hypothèse peu probable ou les constructeurs l’industrie cinématographique décideraient de multiplier encore les configurations amplis/enceintes qui encombrent déjà nos petits espaces de récréation. Très peu de disques Blu-ray disposent à l’heure actuelle de ce type d’encodage, mais le futur nous promet de nombreuses rééditions savoureuses en haute définition. A noter que seul un connecteur
HDMI est aujourd’hui capable de véhiculer les signaux audio en Dolby True HD ou en DTS Master Audio.
DSP : Digital Signal Processing ou Traitement Numérique du Signal. Solutions algorithmiques hardware (implémentées « en dur » dans une puce silicium dédiée) ou software (développées par exemple en code machine et servant de jeu d’instructions à un micro-processeur) permettant de réaliser tout type d’opérations sur des échantillons de signaux numérisés. Compte tenu de la puissance de calcul importante requise pour traiter les signaux audio, et à plus forte raison vidéo, les processeurs utilisés (également appelés DSP, avec P ici pour Processor) présentent en général une architecture interne et des bus de communication spécifiques. DSP désigne également les effets acoustiques recréés par un processeur numérique pour donner l’impression d’être dans une salle de concert, une église, ou un bar de quartier, à partir d’un signal stéréo traditionnel. On trouve ces modes DSP dans les amplificateurs Audio-Vidéo multicanal.
DTS : C’est le concurrent direct du
Dolby Digital, au cinéma comme à la maison. Il s’agit d’un système de compression de données numériques appliqué à un message 5.1 de haute qualité. Certains le considèrent comme plus qualitatif que le Dolby Digital, grâce à un taux de compression moins élevé qui respecterait mieux le message original. Un certain nombre de disques musicaux ont d’ailleurs été enregistrés sur CD grâce à ce procédé. Il est à noter qu’avec l’évolution constante du Dolby Digital et du DTS, il n’est pas toujours facile de faire la différence entre les deux systèmes. On pourra préférer tantôt l’un, tantôt l’autre, en fonction des choix des ingénieurs du son responsables du mixage original et du matériel dont on dispose pour la reproduction.
DVD-R et DVD+R : Le DVD-R issu du consortium DVD (qui regroupe la plupart des grandes marques de la planète) et le DVD+R développé par Philips et Sony partagent la même structure basique que les DVD ROM destinés à l’informatique, dont ils diffèrent uniquement par la position des informations sur le disque et leur système de contrôle. Ils permettent d’enregistrer une seule fois l’image et le son de n’importe quelle source connectée à un graveur de DVD. L’avantage de ces deux standards de gravure : la compatibilité avec la plupart des nouveaux lecteurs de DVD du marché.
DVD-RW et DVD+RW : Le DVD-RW et le DVD+RW dérivent étroitement des deux précédents mais sont réinscriptibles près de 1 000 fois et devraient remplacer efficacement la VHS, tout en offrant une compatibilité importante avec les machines capables de lire les DVD-R et +R.
En revanche, contrairement à ces deux derniers et au DVD+RW, le DVD-RW offre en plus la possibilité d’être lu et enregistré simultanément et de profiter ainsi de la fonction « time shifting » offerte par la plupart des graveurs de DVD.
DVD RAM : Le DVD RAM, qui fut le premier support DVD réinscriptible disponible, est un standard à part entière développé par Matsushita, l’un des mastodontes de l’électronique mondiale, dans l’espoir de s’accaparer le marché à son compte. Il présente l’avantage d’être réinscriptible 100 000 fois en théorie, et de pouvoir être lu et enregistré simultanément à la manière d’un disque dur. Malheureusement, sa compatibilité avec les lecteurs de DVD standard est quasi inexistante et le réserve à un usage privé.
DVI : (pour Digital Vidéo Interface) Liaison permettant de véhiculer un signal vidéo en numérique, sans passer par l’analogique. On trouve cette interface sur les ordinateurs qu’elle relie ainsi facilement à un écran LCD ou à un vidéoprojecteur. Sur les lecteurs de DVD, on trouve sa version grand public appelé
HDMI.
Echantillonnage : Opération consistant à transformer un signal analogique (c'est à dire continûment variable par rapport au temps) en une suite discontinue de valeurs mesurées à intervalles réguliers (c'est à dire à une fréquence donnée, appelée
fréquence d'échantillonnage). A ce stade, les échantillons obtenus sont encore des valeurs analogiques (de tension par exemple). La
conversion analogique-numérique commence par une opération d'échantillonnage (réalisée électroniquement avec un circuit dit
échantillonneur-bloqueur (
Sample & Hold en Anglais), piloté par une horloge, et se poursuit par l'opération de
quantification analogique-numérique proprement dite.
FLAC : Format de compression audio « lossless », c’est à dire sans perte, utilisé pour diffuser et stocker des fichiers numériques de haute qualité en 16, 20 ou 24 bits, et acceptant toutes les fréquences d’échantillonnage jusqu’à 192 kHz. Grâce à une analyse fine de la redondance du
PCM (le mot 0-0-0-0-1-0 s’écrit aussi 4x0-1-0), il autorise un gain de place pouvant aller jusqu’à 40%, tout en garantissant une parfaite intégrité du signal qui reste rigoureusement identique à l’original.
Format 16/9ème : Il s’agit du rapport d’image (largeur/ hauteur) qui se rapproche le plus de ceux que l’on retrouve au cinéma (1.66 :1, 1.85 :1 et 2.35 :1) et qui permet de visualiser de manière optimum les films enregistrés sur un DVD au format cinéma, et certaines émissions TV de haute qualité. Il existe des écrans cathodiques, LCD et Plasma au format 16/9ème, ainsi que des vidéo projecteurs dont la matrice reprend ce rapport, mais on peut également en profiter sur un écran 4/3 traditionnel en perdant une partie de la surface de l’écran.
Fréquence d'échantillonnage : Le théorème de Nyquist nous apprend que pour
échantillonner a priori sans perte un signal dont la bande s'étend jusqu'à 20 kHz (exemple des signaux audio), il faut travailler à une fréquence au moins supérieure à 2 fois cette limite (soit 40 kHz, ou, dans la pratique, 44,1 kHz pour le CD Audio). On oublie souvent que ce principe n'est vrai que s'il on considère un signal sinusoïdal
établi, c'est à dire dont la durée peut être considérée comme
" infiniment grande " par rapport à la période d'échantillonnage (dans le cas cité, la valeur 1/44 100 soit 22,7 microseconde). Un signal sinusoïdal impulsionnel (à 20 kHz) d'une durée de quelques centaines de millisecondes contient en fait, par son caractère transitoire, des composantes fréquentielles bien supérieures à 20 kHz. Celles-ci seront donc ignorées, à moins d'envisager une fréquence d'échantillonnage elle-même supérieure, telle que celles utilisées dans le monde professionnel (96 ou 192 kHz) et que l'on retrouve dans le DVD Audio (malheureusement mort-né) ou sur les pistes audio des DVD.
Haute Définition : Désigne principalement les signaux numériques et équipements vidéo offrant une résolution d’au moins 720 lignes horizontales (HD ready), et pouvant aller jusqu’à 1080 lignes horizontales (Full HD).
HDCP : (pour High Bandwidth Digital Content) Système de protection du copyright (droit de copie) mis en place par les grands studios américains de cinéma pour empêcher la copie à l’identique d’un film ou d’une émission via une liaison numérique de type
DVI ou
HDMI. En codant l’image en sortie d’un lecteur de DVD, d’un Blu-ray ou d’un décodeur TVHD, il bloque toute tentative de fraude de la part de l’utilisateur.
HDMI : (pour High Definition Multimedia Interface) Il s’agit d’un standard de connexion numérique de haute qualité qui véhicule à la fois le son et l’image d’un lecteur de DVD vers un amplificateur audio-vidéo pour le son, et vers un écran plasma ou un vidéoprojecteur pour l’image. Elle permet également de passer des ordres de télécommande et de synchroniser les appareils pour faciliter la vie de l’utilisateur. Le connecteur physique qui lui correspond est compact et pratique, et cette interface est amenée à se généraliser sur les produits de haut de gamme, pour remplacer à termes la prise Péritel.
HDTV : (High Definition TV) Format de diffusion de la télévision en haute définition qui permet d’obtenir une image d’une qualité incomparable. Né aux Etats-Unis et au Japon, arrivé timidement en Europe via le satellite, il est amené à se généraliser dans les années à venir via la TNT (Télévision Numérique Terrestre) à travers un signal offrant une résolution de 1080 lignes horizontales entrelacées. Evidemment, pour en profiter, le téléviseur doit être équipé d’un tuner TNT decodant le
MPEG-4 et d’une résolution d’affichage équivalente.
i-Link / S400 : Il s’agit d’un connecteur qui permet de véhiculer le flux numérique
Dolby Digital,
DTS mais aussi
SACD et DVD Audio vers un amplificateur audio-vidéo ou un processeur dans des conditions optimales. Cette liaison permet en outre de synchroniser le lecteur et l’amplificateur pour que la configuration sonore se règle automatiquement en fonction du type de signal.
LCD : (Liquid Cristal Display) Procédé développé pour reproduire une image de qualité à partir de trois matrices à cristaux liquides rouge, vert, et bleu. Chaque matrice est constituée d’une multitude de pixels qui laissent passer la lumière ou s’obscurcissent au contraire pour reconstituer les détails et le contraste d’une des trois composantes de l’image. Le nombre de pixels d’une matrice détermine la résolution de l’image. On trouve ce procédé intégré dans les vidéo projecteur et les écrans plats.
LCoS : (Liquid Crystal on Silicon) : Matrice utilisée par certains vidéoprojecteurs, basée sur la technologie
LCD, qui permet d’augmenter considérablement la résolution et le contraste et de diminuer le temps de réponse par rapport à une matrice conventionnelle. Contrairement à cette dernière, la matrice LCoS utilise des cristaux liquides placés à la verticale sur une série de miroirs afin de faire quasiment disparaître le quadrillage « nid d’abeille » qui existe sur toutes les images projetées par un vidéoprojecteur LCD conventionnel. Cette technologie est actuellement la seule à proposer des matrices compatibles avec la très haute définition sans compression.
Luminance : Désigne le signal qui détermine les valeurs de contraste d’une image, du noir le plus profond jusqu’au blanc le plus pur. S’ajoute à la
Chrominance pour définir un signal vidéo analogique complet.
MPEG-2 : (Motion Picture …. Group) Désigne le système d’encodage et de compression de l’image gravé sur un DVD Vidéo. Suivant le taux de compression qui est appliqué au signal vidéo, l’image sera de plus ou moins bonne qualité.
MPEG-4 : Format de compression de l’image vidéo beaucoup plus performant que le MPEG-2 que l’on trouve sur les DVD du commerce. Ce format de compression est parfaitement adapté à la haute définition, qu’il permet de diffuser vers le téléspectateur sans occuper trop de place sur le vecteur utilisé (liaison satellite, câble, TNT, disque Blu-ray). Comme avec le MPEG-2, la définition finale de l’image dépend du débit utilisé pour l’encoder.
NTSC :(National Television Système Commitee) C’est la norme de diffusion vidéo américaine et japonaise, qui diffuse 30 images/secondes au lieu de 25 pour les standards
PAL et le
SECAM européens. A cause de sa résolution intrinsèque, l’image au standard NTSC est de moins bonne qualité que ses équivalents européens. Pour la petite histoire, cet acronyme est d'ailleurs parfois décodé en " Never Twice the Same Color ", soit " jamais deux fois la même couleur ", qui insiste sur les limitations intrinsèques de ce standard !
OSD : (On Screen Display) Désigne l’affichage à l’écran du menu d’un lecteur de DVD, d’un amplificateur Audio-Vidéo ou de tout appareil possédant une sortie vidéo, pour en faciliter le réglage et l’utilisation.
PAL : (Phase Alternate Line) Norme de diffusion vidéo européenne couramment utilisée aussi bien par les professionnels que par le grand public, à l’exception de la France dans ce dernier domaine, où on lui a préféré le
SECAM.
PCM : (Pulse Code Modulation) Système de codage numérique du son sans compression utilisé aussi bien à l’enregistrement qu’à la reproduction depuis le milieu des années 80. On le trouve en particulier sur le CD, sous forme de signaux de 16 bits échantillonnés à 44,1 kHz, sur un DVD Audio ou un Blu-ray, cette fois au format 24 bits / 96 ou 192 kHz, pour encore plus de précision et de fidélité au signal analogique original. Le nombre de bits conditionne l’étendue de l’échelle d’amplitudes que peut prendre un échantillon sonore (plus il est élevé et plus cette
quantification est précise). La fréquence d’échantillonnage désigne elle le nombre de mesures du signal effectuées par seconde. 44,1 kHz veut ainsi dire que l’on découpe le signal analogique en 44 100 échantillons par seconde.
Péritel : Prise et câble multifonction pouvant véhiculer un signal vidéo sous les formats
Composite,
S-Vidéo ou
RVB, plus un signal audio stéréo et des ordres de télécommande dans les deux sens. Une liaison péritel reliant un magnétoscope ou un graveur de DVD à un téléviseur permet ainsi de véhiculer à la fois le signal à enregistrer et le signal diffusé, via un seul et unique câble. Attention toutefois : en fonction de la manière dont elles sont câblées, toutes les prises péritel ne sont pas forcément capable de supporter la totalité des standards vidéo cités ci-dessus.
Plasma : Technologie développée pour les écrans plats permettant d’obtenir une image très lumineuse et très contrastée sur des surfaces importantes. Concrètement, la dalle plasma fonctionne à l’aide de deux gaz enfermés dans des petites cellules (qui s’apparentent aux pixels d’un vidéo projecteur). Le premier gaz, du phosphore, est chargé d’illuminer la dalle en produisant de la lumière. Le deuxième, le plasma, fonctionne comme un masque qui effectue un filtrage (chromatique) et une atténuation de la source lumineuse fonctions de l’impulsion électrique qui lui est transmise, via un complexe système d'adressage point par point. Cette technologie est aujourd’hui bien maîtrisée mais son industrialisation onéreuse la réserve encore à des écrans et des téléviseurs de prix élevé.
Processeur : Constitue la section numérique « intelligente » d’un amplificateur audio-vidéo, en se chargeant de décoder, d’organiser et de convertir en analogique les signaux numériques
PCM,
Dolby Digital et
DTS en provenance d’un lecteur de DVD, de SACD ou de DVD Audio. Le processeur réalise également les opérations de traitement du signal telles que le décodage du procédé Dolby Prologic à partir d'un signal analogique stéréo converti localement.
Le modèle du processeur et sa programmation sont déterminants sur la qualité du résultat final. Le processeur peut aussi constituer un élément séparé regroupant l’ensemble de la connectique audio et vidéo d’une installation Home Cinéma de très haut de gamme. Mais il nécessite alors l’adjonction d’un amplificateur multicanal indépendant.
Progressive Scan : Procédé qui permet d’améliorer la définition et la fluidité de l’image diffusée par un vidéoprojecteur, un écran plat ou plus rarement une télévision, par doublement des lignes du signal vidéo. En mode normal, les lignes qui constituent l’image sont diffusées en deux trames : les lignes impaires d’abord, les lignes paires ensuite. Le Progressive Scan permet de « désentrelacer » le signal, c’est-à-dire d’afficher toutes les lignes en même temps, en extrapolant la trame manquante de l’image à partir de celle que l’on connaît. On trouve ce système soit directement intégré au lecteur de DVD soit dans l’appareil destiné à visualiser l’image.
Quantification : Opération consistant à transformer un échantillon de tension (valeur analogique, c'est à dire pouvant varier continûment en amplitude) en un mot de n bits représentant cette valeur en code binaire. Le nombre n est la profondeur d'échantillonnage, de 16 bits pour le CD audio, de 20 ou 24 bits dans les formats audio professionnels et sur les DVD-Audio. Cette opération introduit une erreur de quantification inversement proportionnelle à n. On comprend que plus le nombre de bits est important, plus la granularité de la mesure est faible. L'analyse effectuée est donc plus fine et le rapport signal/bruit du signal après quantification plus élevé.
De même, dans le domaine de l'image, la couleur d'un pixel d'une image est la somme de trois composantes R, V et B, analogiques également dans le monde physique, et qui peuvent se quantifier sur 3 fois 8 ou 16 bits.
La
conversion analogique-numérique commence par une opération d'
échantillonnage et se poursuit par l'opération de quantification proprement dite, qui fait appel à un convertisseur analogique-numérique ou CAN (
DAC en Anglais), piloté par une horloge.
Rendement : Désigne le niveau sonore (exprimé en Décibel) que peut reproduire une enceinte acoustique à un mètre, lorsqu’on lui fournit un signal électrique correspondant à un Watt. Plus cette valeur est haute, plus l’enceinte est dite efficace.
RS232 : Liaison informatique série qui permet de véhiculer des ordres de télécommande.
RVB (Rouge Vert Bleu) ou RGB (Red Green Blue en Anglais) : Désigne un signal vidéo composantes qui sépare les trois couleurs primaires pour véhiculer et reconstituer l’image. On retrouve généralement cette connexion sur une prise Péritel, ou sur des fiches RCA ou BNC, pour une liaison avec un moniteur ou un vidéoprojecteur. Nécessite un signal de synchronisation, ce qui porte à quatre le nombre de connexion nécessaires. Excellente qualité de rendu du détail et des couleurs.
SACD : Le Super Audio CD a été créé pour remplacer le CD à terme, ce qu'il ne semble pas être parvenu à faire... C'est tout d'abord un procédé de conversion bitstream DSD à haute fréquence d'échantillonnage donnant lieu à une bande passante et une dynamique plus importante. La SACD permet également de stocker davantage d’informations sur le disque, d'où la possibilité d'une diffusion multicanal de très haute qualité si le disque a été enregistré ainsi. Il s’agit souvent d’un disque multicouche qui contient une couche compatible avec un lecteur de CD traditionnel et une couche de haute qualité SACD qui ne peut être lue que par un appareil équipé d'une diode laser et d’un décodeur spécifique (platine de lecture SACD ou lecteur de DVD multiplateforme).
Saturation : Qualifie le dégré d'intensité d'une couleur délivré par un système photo ou vidéo, ou par un support (pellicule photographique notamment). Une grande saturation des couleurs est par exemple obtenue par une sous-exposition à la prise de vue et s'accompagne d'un assombrissement des tons. Dans le domaine de l'image numérique, la saturation d'une couleur présentant des composantes R, V et B données est obtenue en augmentant d'un même facteur ces trois valeurs. A l'inverse, la désaturation, qui s'apparente à une surexposition, correspond à la diminution proportionnelle de ces valeurs, ce qui conduit à l'éclaircissement, voire au délavement des tons.
SECAM : norme de diffusion des images TV en vigueur en France. L’image diffusée comprend 625 lignes et est renouvelée 25 fois par seconde.
S/PDIF : (Sony/Philips Digital Interface) Désigne un mode de transmission électrique des signaux audionumériques utilisé sur la plupart des lecteurs de CD, DVD et des amplificateurs audio vidéo du marché. Elle utilise en général un connecteur RCA, plus rarement BNC, et un unique câble coaxial.
S-Vidéo : standard de transmission vidéo analogique qui utilise un seul câble de qualité pour véhiculer, d’une part le signal de
chrominance (la couleur) et d’autre part la
luminance (le contraste) de l’image. Le connecteur correspondant, très compact, présente malheureusement plusieurs points de contact relativement fragiles, mais permet d’obtenir une image de belle qualité.
Température de couleur : Le réalisme d’une image dépend intimement de la température de la source lumineuse utilisée pour l’éclairer. Elle se mesure en degrés Kelvin et doit être aussi proche que possible de la lumière du jour, ce qui correspond à 5500°K. Plus un diffuseur (vidéoprojecteur, écran plasma…) se rapproche de cette mesure, plus l’image paraît neutre et naturelle. Une dérive de cette mesure entraîne l’apparition d’une dominante rouge si la température est trop basse, ou bleue si elle est trop élevée.
Toslink : standard de connexion numérique qui utilise la fibre optique, et donc la lumière, pour transférer le flux d’information
PCM,
Dolby Digital ou
DTS d’un lecteur de DVD vers un amplificateur audio vidéo ou un processeur.
Trame : Une image vidéo est constituée de deux trames entremêlées. La première reproduit les lignes paires de l'image, la deuxième ses lignes impaires. Ensemble, elles constituent un signal vidéo entrelacé tel que celui que l’on retrouve sur un téléviseur cathodique.
Tweeter : Haut-parleur de petit diamètre utilisé pour reproduire les fréquences aigües.
Voie centrale (ou canal central) : C’est l’enceinte qui vient prendre place entre les deux enceintes principales, sous le téléviseur ou l’écran de projection. Elle est chargée de reproduire les dialogues et tous les phénomènes sonores censés se produire dans le champ de l’écran. Comme telle, elle est particulièrement importante, puisqu’elle doit reproduire jusqu’à 65% de la bande son d’un film en
Dolby Digital ou en
DTS.
Voies surround : Il s’agit des deux enceintes qui viennent prendre place sur les côtés, légèrement à l'arrière de l’auditeur. Elles sont chargées de reproduire les effets créés par le réalisateur pour immerger le spectateur dans l’action, et de manière générale tout ce qui se passe en dehors du champ de l’écran.
WAV : Conteneur informatique (ou valise) capable de recevoir un grand nombre de formats audio (MP3, ATRAC3, WMA…) et en particulier le
PCM, auquel il est souvent, à tort, exclusivement assimilé. Emanation de l’environnement Windows (son homologue sous Mac se nomme AIFF), il est aujourd’hui presque exclusivement destiné à des fichiers non compressés, telles que les copies à l’identique des pistes d’un CD.
YUV : Désigne une interface vidéo analogique qui sépare physiquement sur trois conducteurs la
Luminance (Y) , la
Chrominance (U) et la
Saturation (V) du signal image. Elle est considérée comme l’unes des meilleures liaisons vidéo analogiques actuellement disponibles pour un écran plasma, un écran LCD ou un vidéoprojecteur et permet, notamment, de relier un lecteur de DVD à un écran en mode Progressif avec la meilleure résolution possible.