Accueil

Contact

Qui sommes-nous ?

Newsletter

Glossaire

Plan du site

Navigation


Liens utiles

Partenaires

Courrier des lecteurs



Accès revendeurs

Votre recherche


Newsletter



RSS

   
YOM - Unue


Par Antoine Gresland



Actuellement dans les bacs




Voilà plusieurs années que je connais Yom, que j’ai l’occasion de flirter parfois avec son univers, du klezmer, dont son art de la clarinette est originaire, en passant par toute une série d’expériences qui témoigne de son inlassable envie d’aventures musicales.


Son premier album en tant que leader était justement un hommage au grand clarinettiste juif Naftule Brandwein, qui s’était autoproclamé roi de la clarinette klezmer dans les années 1920 à New York. Baptisé à son tour, de manière un peu provocatrice « New King of Klezmer Clarinet », cet album – dont la pochette « humoristico-bling-bling » ne laissait aucune ambiguïté quant à l’ego de ce nouveau roi –, démontrait la virtuosité exceptionnelle du jeune homme sur son instrument, même si le style particulier du klezmer le destinait avant tout à un public d’initiés.


Unue (qui signifie « au commencement » en espéranto) est l’occasion pour le compositeur de s’émanciper avec intelligence d’un genre musical qui l’a porté jusque-là, à travers une série de duos aussi inventifs que captivants, grâce auxquels son talent s’exprime aussi bien à la mise en scène qu’à la clarinette. Entouré de son ami Denis Cuniot au piano, du percussionniste Bijan Chemirani, du violoncelle de Farid D, de la trompette d’Ibrahim Maalouf, du cymbalum de Lurie Morar ou de la guimbarde du chinois Wang Li, il réussit à recréer autant d’émotion et d’atmosphères différentes que de rencontres.



The New King of Klezmer Clarinet, le premier album de Yom, était déjà l'occasion pour lui de jouer avec l'auditeur à travers cette représentation décalée de son personnage ! Un disque impressionnant de virtuosité à réserver aux amateurs du genre.


Tour à tour leader naturel et serviteur attentif, le talent créatif de Yom se matérialise dans un jeu tout en nuance, moins volubile et démonstratif que dans son premier album, pour servir le sentiment, la réflexion ou la contemplation, épurés des figures stylistiques du klezmer pur et dur. On retrouve bien, çà et là, les traces chatoyantes de cette musique qui aspire à la virtuosité. Mais Yom les transcende pour donner naissance, avec ses compagnons de route, à des paysages tantôt verdoyants tantôt désertiques, à la mélancolie d’un regard perdu sur la ligne d’horizon, comme un rêve, animé par son souffle infatigable à la clarinette et à la clarinette basse.


Ecoutez un extrait de « Rêve de l'enfance » en MP3 :



De beaux moments d’émotion parmi lesquels se détachent, pour moi, « Rêve d’enfant », au cœur d’une certaine forme de naïveté nostalgique et tourbillonnante, lorsque sa clarinette se mêle au cymbalum de Lurie Morar. « Petite Fille », pour l’alliance aux accents orientaux de la trompette d’Ibrahim Maalouf (quel souffle !) avec la clarinette basse, et les ambiances hallucinantes, à la fois inquiétantes et contemplatives des quatre intermèdes (tous baptisés Unue), qui viennent ponctuer le disque en compagnie de ses amis musiciens. On retiendra aussi « Souvenirs », au côté de Denis Cuniot, dans lequel les deux interprètes nous entraînent dans un voyage chromatique aux frontières de la distorsion, les effets Doppler impressionnants de la guimbarde de Wang Li sur « Apocalypse », qui précipite l’auditeur dans une science-fiction inquiétante, et le magnifique duo « Au commencement » avec le violoncelliste aux pédales magiques Farid D qui conclut le disque par une atmosphère contemplative…

Autant de petits moments savoureux, différents, anecdotiques ou singuliers, qui font de ce deuxième album un nouveau « commencement » enthousiasmant qui confirme le talent d’improvisateur et de compositeur d’un musicien bien décidé à ne pas se laisser enfermer dans une case.


Interview :

EcoutezVoir revient avec YOM sur son parcours et sur les origines de Unue. L’interview truculente d'un artiste qui n’a pas froid aux poumons !





La musique : *****


Un peu de technique :

Yom a profité du talent décidément intarissable de Philippe Teissier du Cros au mixage pour développer son univers créatif à travers une mise en espace exceptionnelle. Habillée par les effets des instrumentistes (la guimbarde de Wang Li, les pédales du violoncelle de Farid D…) et l’imagination de l’ingénieur du son, chaque plage révèle un univers cohérent, qui réussit à mêler les sonorités tout en ménageant une scène sonore large et profonde, dans laquelle on peut distinguer chaque musicien. Un disque habité aussi par le souffle impressionnant de Yom, que l’on entend motiver sa clarinette ou ajouter volontairement une composante aérienne à la mélodie, pour apporter ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence sur un bon système.



Le son : ******



YOM
Unue
Chez Buda Musique



Haut de page



Vers d'autres disques












© 2008 - Ecouter Voir : info@evmag.fr - Infos légales - Plan du site - Réalisation : www.intramedia.fr