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Test : amplificateur intégré Hegel H300 (1/2)


 

Sweet Boy !

 

par Antoine Gresland

 

Prix : 4 550 euros

Durée du test : trois semaines

Date de parution : mars 2012

 

Nous l’avions rencontré sans pouvoir encore l’écouter au Salon high-end de Munich 2012 : voici enfin l’amplificateur intégré Hegel H300 sur nos étagères ! Derrière cette façade aux formes douces comme une vague, empruntées à son « petit » frère H200, se trouve tout le savoir-faire du constructeur norvégien, et pas seulement en matière d’amplification, puisque le H300 intègre un convertisseur N/A muni de quatre entrées numériques et d’une interface asynchrone sophistiquée pour son entrée USB. De quoi profiter de sa musique dématérialisée sur une très grande variété d’enceintes, grâce à une puissance pour le moins généreuse de 250 W par canal sous 8 Ω ! Un appareil d’autant plus intéressant sur le papier, qu’il est proposé, comme toujours chez Hegel, à un tarif réaliste qui le tient à distance des excès de certains appareils comparables commercialisés sous l’étiquette high-end.

 

Une conception raffinée autour d’un gros cœur

 

Pour concevoir le porte-drapeau de leur gamme d’amplificateurs intégrés, les ingénieurs de Hegel sont partis à la recherche de la pierre philosophale en jouant les alchimistes à partir du meilleur de leur technologie ! Voilà une philosophie qui nous plaît bien. Comme ils voulaient concevoir un appareil polyvalent, capable de rendre justice à une grande variété d’enceintes, ils ont d’abord conçu un amplificateur puissant en prenant pour base les éléments séparés de la gamme haute plutôt que celle de ses petits frères, et leur technologie propriétaire SoundEngine qui combine les avantages de la classe A en matière de distorsion de croisement et le rendement de la classe AB… Si le constructeur n’est pas très loquace sur les détails de cette technologie, on comprend qu’il s’agit d’un système de contre-réaction locale qui élimine les erreurs au plus près du circuit. Le H300 utilise aussi des transistors MOSFET silicon-germanium appariés à la main comme sur le H30, fleuron des amplificateurs de la marque. Une solution qui permet de réduire considérablement, voire d’éliminer la distorsion harmonique d’ordre élevé pour obtenir une meilleure résolution et une douceur supérieure dans le haut du spectre. Hegel précise encore que cet appairage nécessite jusqu’à cent transistors pour trouver une paire parfaite !


Bien aidés par un confortable transformateur torique de 1 000 VA implanté au centre du châssis, ces étages de puissance utilisent dix transistors bipolaires par canal pour délivrer jusqu’à 2 × 430 W sous 4 Ω et un facteur d’amortissement supérieur à 1 000. De quoi assurer ses arrières, même avec des grandes colonnes difficiles.

Pour les ingénieurs de Hegel, c’est pourtant du côté de la section préamplificatrice que le H300 fait la différence. Cette dernière empreinte plusieurs des idées exploitées sur leur préamplificateur de haut de gamme à travers une construction double mono symétrique qui permet un niveau de bruit et de distorsion le plus faible possible. Hegel annonce ainsi une réponse en fréquence étendue (5 Hz − 180 kHz à ± 3 dB), mais aussi un rapport signal/bruit supérieur à 100 dB et une diaphonie inférieure à − 100 dB. Voilà qui promet de la transparence ! La section analogique du Hegel propose trois entrées asymétriques RCA, une entrée symétrique XLR et une entrée home cinéma à gain fixe. Cette dernière facilitera son intégration au cœur d’un système multicanal en relayant le signal destiné aux voies avant à la sortie d’un processeur home cinéma ou d’un ampli AV directement à l’ampli de puissance du H300.

L’autre atout du Hegel H300, c’est bien sûr son convertisseur N/A intégré directement extrapolé des petites bombes en éléments séparés que nous a concocté Hegel ces dernières années. Je pense notamment au HD10 qui nous avait tant plu et à son successeur HD11 qui va encore plus loin dans tous les domaines, grâce à une architecture 32 bits que l’on retrouve dans le H300. Spécifiquement développé pour lui, ce circuit offre une résolution maximale de 24 bits – 192 kHz sur les entrées S/PDIF et de 24 bits – 96 kHz sur l’entrée USB. L’ensemble bénéficie de la technologie de resynchronisation propriétaire de Hegel qui limite efficacement les problèmes de jitter. Très intelligemment, le constructeur norvégien a même pensé au futur à travers une sortie numérique coaxiale DAC-loop qui profite également de la resynchronisation effectuée dans le H300. En gros, en branchant un DAC plus performant, tel que le HD25, à cette sortie numérique, on obtient un double étage de resynchronisation encore plus performant. Bien vu.

À noter aussi que, comme le HD11 et le HD25, le H300 possède d’origine des drivers compatibles avec les univers Mac et PC, pour jouer non seulement le rôle de carte son, mais aussi piloter les fonctions de lecture basique (play, pause, stop, plage précédente et suivante) de la plupart des logiciels tels qu’iTunes et VLC depuis sa télécommande. Cette dernière, plutôt pratique, est joliment réalisée dans une pièce d’aluminium. Ça change agréablement du plastique !

 

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