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Test : serveur WideaLab Aurender S10 (1/3)



 

LE drive de la musique dématérialisée


par Antoine Gresland



Prix : 5990 euros
Durée du test : trois semaines
Date de publication : octobre 2011 - mise à jour mai 2013


Introduction
Technique
Mise en œuvre et utilisaton
Écoute
Spécifications

 

Avec l’avènement de la musique dématérialisée et des fichiers haute définition, on aurait pu croire que les problèmes liés à l’exploitation sans concession de l’information musicale étaient derrière nous. En l’absence de support physique, la copie « bit à bit » d’un CD – pour peu qu’elle soit effectuée à l’aide d’un programme adapté – ou l’enregistrement d’un fichier audio sur un disque dur garantissent en effet l’intégrité du message. Mais les premiers utilisateurs de ces fameux fichiers audio se sont bien vite rendus à l’évidence : il ne suffit pas d’installer sa musique dans une bibliothèque iTunes pour obtenir un rendu sonore digne des meilleurs lecteurs CD audiophiles. Même débarrassé du problème de l’extraction de l’information, on retrouve en effet sur un serveur constitué d’un ordinateur relié à une carte son ou à un DAC externe les mêmes problèmes de mise en forme du signal, de jitter, de filtrage, de qualité des alimentations, de vibrations parasites et bien entendu de qualité de conversion numérique – analogique, que sur un lecteur CD traditionnel. Dans ce contexte, deux solutions s’offrent aux mélomanes exigeants qui cherchent la meilleure source possible pour exploiter sa discothèque dématérialisée sans se prendre la tête : la solution du lecteur réseau relié à un périphérique de stockage externe (disque dur NAS ou ordinateur personnel) ou celle d’un serveur équipé de son propre stockage, relié à un convertisseur N/A séparé.

C’est la solution retenue par le constructeur coréen WideaLab avec l’Aurender S10, un transport dématérialisé muni d’une interface utilisateur propriétaire, qui a l’avantage de réduire la configuration du système au strict minimum, tout en laissant l’auditeur libre du choix de son DAC aujourd’hui et demain. WideaLab Incorporated est un bureau d’études spécialisé dans la recherche et le développement de produits audio appartenant à Wonik Corporation, une société tentaculaire, cotée en bourse en Corée, dont les ramifications s’étendent dans de nombreux domaines, de l’électronique grand public à la construction, en passant par la finance ou les technologies de la santé. Les ingénieurs fondateurs de WideaLab viennent tous de ce vivier et chacun d’entre eux possède au moins dix ans d’expérience dans le développement de produits audiovisuel. Son président, Harry Lee, fut d’ailleurs le patron du constructeur DViCO qui s’est fait une place enviable dans le monde des disques durs multimédia ces dernières années.

 

Un transport haut de gamme destiné à la musique dématérialisée

Qu’on le veuille ou non, l’esthétique et la qualité de fabrication d’un appareil participent au plaisir d’utiliser un système hi-fi de haut de gamme. Les ingénieurs de WideaLab l’ont bien compris au moment de dessiner le coffret de l’Aurender, constitué de plaques d’aluminium de forte épaisseur encadrant deux radiateurs anodisés noirs sur les côtés de l’appareil. On tombera surtout sous les feux de son magnifique écran AMOLED (Active Matrix Organic Light Emitting Diode) offrant trois modes d’affichage : deux vumètres, bleus ou oranges, pour suivre la dynamique du signal, et un mode texte qui laisse apparaître à travers un miroir sans tain les informations, artiste, numéro de piste, format du fichier, résolution du signal et fréquence d’échantillonnage du morceau que l’on est en train d’écouter. Un petit clavier situé à droite permet de commander les fonctions de lecture de base et le mode d’affichage de l’appareil, mais il faudra recourir à l’interface utilisateur propriétaire installée sur un iPad pour accéder à l’ensemble de ses fonctions.

Les yeux orange ou bleus de l’Aurender S10 offrent une souplesse et une douceur de fonctionnement dignes d’un vumètre analogique ! On peut également afficher sur son écran AMOLED tous les renseignements utiles du morceau que l’on écoute, décider de sa luminosité, voire l’éteindre complètement, depuis la commande de façade ou l’interface de l’iPad.

L’arrière de l’Aurender S10 est tout aussi épuré, mais propose tout le nécessaire pour rejoindre un convertisseur numérique en AES/EBU, en optique (TosLink) et en coaxial S/PDIF, avec un flux de données compris entre 16 bits – 44,1 kHz et 24 bits – 192 kHz. Deux ports informatiques, Ethernet et USB, sont également disponibles pour rejoindre le réseau local, une clé ou un disque dur externe afin de charger les fichiers musicaux sur son disque dur interne de 2 To. À noter que le port USB permet également de récupérer le signal numérique. Pour l’instant, l’Aurender S10 ne peut pas lire de musique en streaming directement depuis un disque dur NAS, mais le constructeur réfléchit à la question.

L’intérieur de l’appareil dénote la même qualité de fabrication, avec des compartiments séparés par d’épaisses plaques d’aluminium pour les alimentations et l’étage de sortie situés en mezzanine, et la partie informatique de gestion et les organes de stockage à l’étage en dessous. À signaler que les radiateurs latéraux suffisent à refroidir l’appareil et permettent de se passer avantageusement d’une ventilation bruyante.

Sur le plan technique, l’Aurender S10 exploite une version customisée à l’extrême du système d’exploitation Linux, optimisée pour le traitement numérique haute performance des signaux allant du 16 bits – 44,1 kHz au 24 bits – 192 kHz. Pour l’instant, l’Aurender se contente de lire la crème des formats de fichiers audio non compressés (AIFF, WAV) ou compressés sans perte (FLAC et Apple Lossless), mais d’autres formats seront bientôt compatibles avec la machine, grâce à des mises à jour régulières.

Le concept de l’Aurender, vous l’aurez sans doute compris, est de réduire à portion congrue toute forme de perturbations indésirables et de réduire le jitter au point de rendre son effet négligeable sur le signal. À cet effet, les ingénieurs de WideaLab utilisent d’abord une horloge de très haute précision OCXO (Oven Controlled Crystal Oscillators ou oscillateur à quartz thermorégulé) : une technique de fabrication utilisée pour éviter que les changements de température n’affectent la fréquence de résonance du quartz piézoélectrique. Une horloge OCXO coûte chère à fabriquer, mais elle offre une précision 10 000 à 100 000 fois supérieure à une horloge à quartz traditionnelle, lorsqu’elle est associée à un programme de reclocking propriétaire comme celui que l’on trouve dans l’Aurender S10. Pour donner sa pleine mesure, ce programme de synchronisation et son horloge de course sont associés à un système original composé d’une part d’un disque dur de forte capacité (2 To) pour stocker la discothèque, et d’autre part d’un disque SSD (Solid State Drive) de 64 Go, c’est-à-dire de la mémoire flash dépourvue de pièce mobile offrant des temps d’accès quasi instantanés. Ainsi, lorsque l’on ajoute un morceau ou un disque à la liste de lecture, l’Aurender S10 les place en cache dans la mémoire flash à l’aide d’une technologie propriétaire, puis stoppe la rotation du disque dur conventionnel, évitant toute vibration ou perturbation électromagnétique indésirable. On atteint ainsi un degré d’immunité au moins équivalent à celui prodigué par un disque dur externe de type NAS, sans les problèmes de latence qui caractérisent toute forme de mémoire mécanique. Avantage supplémentaire : la mémoire SSD de 64 Go permet de stocker 180 albums au format FLAC et encore près de la moitié en WAV, ce qui évite de solliciter le disque dur, prolongeant d’autant sa durée de vie théorique. Le constructeur conseille tout de même de faire une copie intégrale de ses fichiers à part. Une précaution qui tombe sous le sens !

Enfin, en matière d’énergie, WideaLab utilise à la fois une alimentation à découpage isolée, grâce à des cloisons en aluminium pour éviter toute forme de pollution, et une alimentation linéaire conventionnelle pour les composants les plus sensibles.

 

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