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Test : amplificateur intégré NAD M2 (1/2)




La révolution numérique selon NAD



Par Antoine Gresland



Prix : 5 990 euros

Durée du test : plus d’un mois
Date de publication : octobre 2011



Mine de rien, NAD est en train de faire sa révolution… Après une montée en gamme progressive au cours de ces dernières années qui s’est traduite par des appareils de plus en plus performants, à l’image des amplificateurs M3 et M25 analogiques de la série Masters, le constructeur s’apprête à aborder le monde du numérique et de la dématérialisation du signal avec ses propres armes. Complément naturel du nouveau lecteur multimédia M50, capable de lire en streaming à peu près tous les standards musicaux du marché, mais aussi de ripper un CD sur l’unité de stockage M52 (3 disques durs en RAID 5, montage spécifique pour supprimer tout bruit et vibration), l’amplificateur NAD M2 nous est présenté comme un convertisseur N/A de haut de gamme alimentant directement les enceintes !

Un appareil innovant, magnifiquement fabriqué, qui utilise une nouvelle technologie baptisée Digital PowerDrive pour fournir 2 x 250 W sous 8 Ω et une distorsion harmonique totale inférieure à 0,004 % sur toute la bande de fréquence. Cette section amplificatrice, sur laquelle nous allons revenir en détail, est intégrée à un convertisseur N/A doté de 2 entrées coaxiales, 2 optiques TosLink et une entrée AES/EBU, lui-même précédé d’un convertisseur A/N pour les deux entrées analogiques – asymétrique RCA et symétrique XLR.




En plus de ses cinq entrées numériques et de ses deux entrées analogiques, l’arrière du M2 propose 2 sorties numériques – optique et coaxiale, ainsi qu’une entrée/sortie trigger 12 V, une entrée pour un déport infrarouge (IR) et un connecteur RS-232 pour faciliter son intégration dans un système domotique AMX ou Crestron. On retrouve également l’interrupteur de la fonction Soft Clipping adaptée à l’amplification numérique, fonction qui permet depuis toujours aux amplis NAD d’atteindre leurs limites de puissance sans nous casser les oreilles ! À noter aussi la double sortie HP (sur fiche WBT) qui facilitera le bi-cablage.



Une nouvelle technologie d’amplification numérique



NAD présente le M2 comme un convertisseur N/A qui alimenterait directement les enceintes. La différence par rapport à ses congénères en classe D traditionnelle venant du fait que la technologie Digital PowerDrive du M2 offre le même niveau de précision que les meilleurs DAC bas niveau du marché. Cette technologie d’amplification apparaît ainsi plus complexe que les amplificateurs traditionnels en Classe D, auxquels on se réfère souvent de manière erronée comme à des amplificateurs numériques. Ce niveau de performance supérieure est rendu possible par l’implémentation d’une nouvelle technologie de correction d’erreur dénommée Direct Digital Feedback, co-développée avec l’antenne britannique de la Société Diodes Zetex Semiconductor, spécialement pour l’architecture novatrice du NAD M2.






La contre-réaction de l’ère digitale



À la base, le M2 se passe donc des multiples étages d’amplification de la classe A et AB (et même de la casse D) en acceptant directement le signal PCM de la source au cœur de l’amplificateur. Ce signal numérique (les entrées analogiques étant directement converties en numérique) est encodé sur 35 bits à une fréquence d’horloge de 108 MHz pour préserver au mieux son intégrité, et ce même s’il s’agit d’un signal HD 24 bits – 192 kHz, et permettre l’intervention de cette fameuse contre-réaction digitale. Dans le monde de l’amplification analogique, le concept de la contre-réaction est simple : on compare le signal de sortie de l’amplificateur au signal d’entrée bas niveau. Toute différence entre les deux provient forcément de la distorsion induite par le circuit d’amplification. En conséquence, on inverse la phase de cette différence avant de l’ajouter au signal d’entrée, annulant du même coup la distorsion.


Dans le cas d’un amplificateur comme le M2, qui reçoit un signal numérique et délivre un signal analogique pour amplifier les enceintes, cette méthode ne peut pas fonctionner efficacement. C’est la qu’intervient la technologie Direct Digital Global Feedback qui permet à la fois de compenser le bruit de l’alimentation, réduire le temps de réaction et le niveau de distorsion de l’étage d’amplification, tout en proposant une impédance de sortie idéalement adaptée aux enceintes. Pour en arriver là, le système détermine, par comparaison avec l’entrée, l’erreur de taille de l’impulsion élémentaire de la modulation PWM (le signal pulsant qui alimente les enceintes) et traduit cette différence dans le domaine numérique pour appliquer une correction qui intervient en 9 milliardièmes de seconde !




L’amplification numérique selon NAD est pilotée par un processeur programmé par les ingénieurs de la marque pour contrôler le niveau sonore dans le domaine du numérique sans émasculer la dynamique d’un signal HD. Un filtre de compensation digitale de l’impédance à cinq positions permet également de régler précisément la réponse dans le haut du spectre de l’amplificateur pour s’adapter aux caractéristiques des enceintes, et délivrer une réponse en fréquence parfaitement linéaire à 20 kHz. On a également soigné les entrées analogiques, avec un étage buffer et un convertisseur analogique/numérique de haute qualité, afin de profiter au mieux de ses sources traditionnelles. Enfin, cette section « préampli » incorpore une boucle numérique à travers deux sorties numériques – optique et coaxiale – qui permettra d’utiliser, par exemple, un filtre numérique externe de correction de pièce, ou de chaîner plusieurs M2 pour faire une bi ou une tri amplification passive ou active des enceintes prévues à cet effet.


Pour nourrir tous ces circuits de pointe et délivrer 250 W sous 8 Ω (et jusqu’à 650 W sous 2 Ω !), NAD équipe le M2 de trois alimentations à découpage à hautes performances, les deux premières sont réservées aux étages de puissance dans une configuration double mono, la troisième étant dédiée à l’étage d’entrée et à la section de contrôle, avec de multiples étages secondaires de régulation pour chaque section.



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