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Préampli Lamm L2 Reference
et amplis de puissance Lamm M1.2 Reference (1/4)





La technique s’efface devant la musique…




Par Antoine Gresland




Préampli Lamm L2 reference : 16 390 euros

Amplis de puissance Lamm M1.2 reference : 25 140 euros la paire

Durée du test : 10 jours

Date de publication : juillet 2011


Voilà longtemps que je souhaitais recroiser la route du préampli Lamm L2 Reference et des blocs monophoniques M1.2 Reference. Sept années déjà se sont écoulées depuis notre première rencontre organisée au sein de la rédaction d’un journal de haute-fidélité pour lequel je travaillais à l’époque. Une révélation musicale qui m’avait laissé un petit goût de trop peu, et l’envie de les découvrir à nouveau chez moi, dans un environnement que je connais bien, au milieu de mes propres références.




Depuis, rien ou presque n’a changé : ces deux monuments à la gloire de la musique, remèdes puissants créés pour flatter l’audiophilie dont je suis atteint depuis mon adolescence, sont restés égaux à eux-mêmes, incarnation presque absurde de la passion d’un homme pour la reproduction sonore. Il faut dire que Vladimir Shushurin - le fondateur de Lamm Industries - n’est pas du genre à changer de gamme tous les trois mois. Réaliste et perfectionniste, il ne modifie ses appareils que lorsqu’il pense avoir trouvé quelque chose de significatif pour faire évoluer ses schémas qu’il estime aussi proches que possible de la perfection. Dans le cas du L2 et des M1.2, évolution des L1 et M1.1 apparus en 1998, il ne s’agissait d’ailleurs pas tant de retoucher en profondeur à la topologie si particulière des circuits hybrides tube/transistor qui les équipent que de profiter des performances de nouveaux composants arrivés entre temps sur le marché.




Les électroniques Lamm font partie de ces appareils que l’on achète pour une vie, un peu comme un bateau, une montre à complication ou une Rolls. Des objets intemporels – parce que leurs performances intrinsèques les placent largement au-dessus des règles de consommation qui s’appliquent au marché grand public régi tout autant par l’attrait de la nouveauté que par la qualité. En ce sens, ces électroniques hors de prix ne cherchent pas à plaire au plus grand nombre, ou à provoquer un achat impulsif que l’on regrettera peut-être après, mais bien à séduire les plus exigeants auditeurs de la planète, en les mettant en contact avec la musique… Ce n’est certes pas pour leur absence de design que l’on craquera pour ces quelques dizaines de kilos d’aluminium, de cuivre et de silicium ! Lourds et encombrants, ils ressemblent furieusement à ce que l’on pouvait trouver voici une bonne vingtaine d’années sur le marché du haut de gamme. Un petit air de Mark Levinson mâtiné d’Audio Research qui n’est pas pour me déplaire d’ailleurs, au milieu de toutes ces machines high-tech qui ressemblent de plus en plus à des soucoupes volantes ! Ce n’est pas non plus pour leur convivialité : le préampli L2 Reference n’est équipé que de 3 entrées asymétriques et d’une boucle de monitoring et se passe carrément de télécommande pour la remplacer par une paire de potentiomètres gauche et droite totalement séparés, ni pour leur côté écolo : les blocs de puissance M1.2 en classe A consomment la moitié des ressources d’une centrale nucléaire à chaque fois qu’on les allume ! Au moins serviront-ils de chauffage l’hiver…et pas seulement d’appoint !



Un peu de technique et l’histoire d’un homme incroyable mais vrai !

À l’écoute : une fidélité de timbres exceptionnelle


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